Tortellini in brodo di capone

Tortellini in brodo di capone

Tortellini in brodo © Renards Gourmets
7/8 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 4 heures
+ une nuit de repos
 
Ingrédients :
 
Pour la farce
 
100 g de filet de veau
100 g de filet de porc
1 brin de romarin
1 brin de sauge
beurre
huile d’olive
fleur de sel
100 g de mortadelle de Bologne
100 g de saucisse Luganega
100 g de prosciutto de Modène
100 g de parmesan
1 pincée de poivre de la Jamaïque
1 pincée de muscade
1 œuf entier
 
Pour la pâte fraîche aux œufs

500 g de farine type 00
5 œufs très frais

une pincée de sel

Pour le consommé de chapon
 
1 chapon
2 carottes
2 poireaux
2 côtes de céleri
1 oignon piqué de 3 clous de girofle
30 g de gros sel
10 l d’eau
4 feuilles de laurier
1 brin de sauge
1 pincée de poivre blanc du Penja
1 pincée de poivre de la Jamaïque

4 blancs d’œufs

Prononcez le mot « tortellini » devant un Italien et vous aurez un ami. Ce plat est une véritable opération militaire où chacun joue un rôle déterminent. En général la grand mère supervise pendant que tout le monde s’affaire. La qualité des ingrédients est essentielle c’est pourquoi nous nous procurons toujours notre parmesan et nos charcuteries chez Rap à Paris. En Italie les tortellini sont un incontournable des fêtes de fin d’année.

Ces tortellini au bouillon peuvent être préparés d’avance, pour se faire il faut les congeler sur une plaque immédiatement après les avoir formés. Après vingt minutes on peut alors les disposer dans un sac et les garder au congélateur. Il suffira de les faire cuire congelés ou les décongelés deux heures au frigo sur une plaque munie d’une feuille de papier cuisson.

Nous aimons les déguster en entrée pour le réveillon de Noël ou du jour de l’an avant de nous régaler de museto et de lentilles. Les lentilles sont censées apporter de la chance à celui qui en mange au moins deux cuillères à minuit. Le museto est la saucisse de fête vénitienne par excellence, élaborée à partir de tête de cochon et d’épices c’est un véritable délice.

Nous aimons déguster nos tortellini, notre musetto et nos lentilles avec une bouteille de Gewurztraminer, Demoiselle de chez Rietsch (2017).

1. Préparation de la farce

Couper les filets de porc et de veau en cubes de 4 cm de côté. Faire chauffer un trait d’huile d’olive dans une sauteuse et faire colorer les morceaux de viande. Ajouter du beurre puis le romarin, la sauge et le poivre de la Jamaïque finement moulu. Saler, laisser cuire quelques minutes jusqu’à ce que la viande soit à point puis réserver sur glace immédiatement pour figer les graisse. Éliminer les herbes.

Couper la mortadelle et le prosciutto en petits cubes réguliers. Éliminer les pistaches de la mortadelle s’il y en a. Émietter la saucisse et combiner la charcuterie aux morceaux de viande froids. Passer au hachoir grille fine.

Ajouter le parmesan et la muscade fraîchement moulus, l’œuf et mêler intimement. Si la farce est trop humide, ajouter un peu de parmesan. Filmer au contact et réserver toute une nuit.

2. Préparation du consommé de chapon

Couper le chapon en quatre. Former un bouquet avec toute la garniture. Disposer le chapon dans une grande cocotte, ajouter l’eau et porter à frémissement tout doucement. Écumer pendant vingt minutes, ajouter la garniture, le sel et le poivre et faire cuire à petit bouillon pendant 6 heures. Laisser refroidir à couvert à température ambiante puis chinoiser. Réserver au frais toute une nuit puis dégraisser en surface.
Battre les blancs d’œufs, les incorporer au bouillon, faire chauffer à petit feu jusqu’à ce que les impuretés remontent à la surface. Clarifier le bouillon avec une louche et chinoiser à travers une étamine pour obtenir un consommé limpide.

3. Préparation de la pâte fraîche

Disposer la farine sur une planche en bois, saler et former un puits au centre. Battre les œufs et les verser au centre de la farine. Incorporer progressivement à l’aide d’une fourchette jusqu’à ce que les œufs soient très denses. Continuer de mélanger avec les mains et travailler la pâte jusqu’à ce qu’elle soit lisse et homogène. La pâte doit être très élastique. Filmer au contact et réserver une heure au frais.

4. Montage et cuisson des tortellini

Diviser la pâte en cinq portions. Laminer la première partie en réservant le reste au frais. Étaler le plus finement possible puis découper en carrés réguliers de 4 cm de côté. Former de petites boulettes de farce, disposer chaque boulette au centre d’un carré de pâte. Replier la pâte sur elle même en chassant l’air pour obtenir un triangle puis enrouler le tortellini sur lui-même en serrant bien. Disposer sur une grille et continuer ainsi jusqu’à épuisement de la farce et de la pâte.

Faire chauffer le consommé à frémissement et faire pocher les tortellini quelques minutes. Disposer le tout dans une soupière et servir à table avec une louche en argent ou en porcelaine. Se déguster très chaud.

Tortellini in brodo © Renards Gourmets
Tortellini in brodo © Renards Gourmets
Tortellini in brodo © Renards Gourmets
Tortellini in brodo © Renards Gourmets
Tortellini in brodo © Renards Gourmets
Tortellini in brodo © Renards Gourmets
Tortellini in brodo © Renards Gourmets
Tortellini in brodo © Renards Gourmets
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Polenta aux artichauts, sauge et citron

Polenta aux artichauts pointus, sauge croustillante, citron, parmesan et huile de truffe

Polenta aux artichauts © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : facile
coût : moyen
+/- 1 heure
 
Ingrédients :
 
Pour les artichauts

4 artichauts pointus
1 citron
1 gousse d’ail
huile d’olive
beurre
1 brindille de romarin
1 brin de sauge
1 feuille de laurier
poivre de Timut
fleur de sel
vinaigre d’Arneis
sucre
 
Pour la polenta

120 g de polenta
700 g d’eau
l’écorce d’un citron
gros sel
1 brin de sauge
1 feuille de laurier
1 brindille de romarin
huile d’olive

Pour les finitions

huile de friture
feuilles de sauge
citron
huile de truffe
poivre noir

Nous raffolons de polenta, cette farine de maïs importée en Italie depuis le Nouveau-Monde s’accommode d’innombrables façons. Légère, savoureuse elle est le support idéal aux légumes tout au long de l’année. Ainsi nous prenons toujours un grand plaisir à en préparer quand nous manquons de temps. Enrichie de parmesan et d’huile ou de beurre, surmontée comme ici d’artichauts mais aussi d’asperges au printemps, de champignons ou bien de courges à l’automne, c’est toujours un régal.

1. Préparation des artichauts

Nettoyer, tourner et couper en quatre morceaux les artichauts avant de les plonger immédiatement dans de l’eau citronnée. Faire chauffer un mélange d’huile et de beurre dans un sautoir, ajouter la gousse d’ail claquée, la sauge, le laurier et le romarin et laisser infuser quelques minutes sur feu doux. Faire égoutter les artichauts et les faire saisir dans le sautoir. Ajouter le poivre fraîchement moulu et laisser cuire une dizaine de minutes sur feu moyen. Ajouter une rasade de vinaigre et laisser réduire parfaitement. Mouiller avec un fond d’eau, une pincée de sucre, de sel et laisser mijoter jusqu’à ce que la pointe d’un couteau s’enfonce dans la tige. Réduire parfaitement le liquide et enrober les artichauts pour les glacer.

2. Préparation de la polenta

Faire chauffer l’eau dans une casserole avec les herbes aromatiques, l’écorce de citron et le sel. Porter à frémissement et laisser mijoter dix minutes puis débarrasser les herbes et le citron et ajouter la polenta en la versant en pluie. Mélanger continuellement pour éviter la formation de grumeaux. Incorporer un trait d’huile d’olive et prolonger la cuisson en suivant les indications du paquet.

3. Finitions et dressage

Faire frire les feuilles de sauge dans l’huile chaude quelques secondes. Égoutter sur un papier absorbant et réserver. Disposer la polenta dans des assiettes creuses, zester un peu d’écorce de citron, disposer les artichauts, poivrer généreusement, ajouter quelques copeaux de parmesan, les feuilles de sauge frites et une rasade d’huile de truffe. Déguster bien chaud.

Polenta aux artichauts © Renards Gourmets
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Salade de radicchio aux haricots Borlotti

Salade de radicchio di treviso, haricots Borlotti, speck, aneth et vinaigre de Barolo

Salade de radicchio © Renards Gourmets
4 personnes
difficulté : facile
coût : moyen
+/- 2 heures
+ une nuit de trempage
 
Ingrédients :
 
1 salade de Trévise
200 g de haricots Borlotti secs
4 feuilles de laurier
1 grain de poivre long
1 oignon rouge
4 brins d’aneth
1 tranche de speck bien fait
parmesan
fleur de sel
huile d’olive
vinaigre de Barolo
 

Les produits du nord de l’Italie sont mal connus et pourtant délicieux. La réussite de cette salade repose dans la qualité de ses ingrédients, choisissez une salade de trévise bien enroulée et ferme. On peut également agrémenter cette salade d’olives noires Taggiasche et de noix fraîches.

1. Préparation des haricots

Faire tremper les haricots Borlotti toute une nuit. Rincer, égoutter puis faire cuire avec les feuilles de laurier et le poivre long dans un grand volume d’eau froide légèrement salée pendant 1 heure. Égoutter, éliminer le laurier et le poivre, disposer dans un saladier avec une cuillère à soupe d’huile d’olive, mélanger et rectifier l’assaisonnement.

2. Préparation de la salade

Couper le speck en allumettes. Ciseler très finement l’oignon. Effeuiller et hacher grossièrement l’aneth. Laver, effeuiller et couper la salade de Trévise en conservant les sommités. Mélanger tous les ingrédients, assaisonner de poivre, de sel, d’huile d’olive et de vinaigre de Barolo. Terminer par quelques copeaux de parmesan, déguster à température ambiante avec un bon pain à la farine de châtaigne.

 

Salade de radicchio © Renards Gourmets
Salade de radicchio © Renards Gourmets
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Gratin de cardons, jus de poularde à la truffe

Gratin de cardons de la Bourdaisière à la moelle, jus de poularde à la truffe noire d'hiver

Gratin de cardons © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : facile
coût : moyen
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
1 pied de cardons
2 canons de moelle de boeuf
acide ascorbique (ou jus de citron)
gros sel

4 cl de jus de poularde
2 cl de jus de truffe
4 g de beurre

Pour la sauce Mornay
 
20 g de beurre
20 g de farine
25 cl de lait 1/2 écrémé
muscade
1 jaune d’oeuf
50 g de parmesan
fleur de sel

Le cardon est un vrai légume oublié, il était pourtant consommé dans tout le bassin méditerranéen depuis l’Antiquité. Au Maghreb il est cuisiné en tajine alors qu’en Provence on le prépare dans un tian et il est agrémenté d’une sauce aux anchois et de truffes noires. C’est l’un des plats du Gros Souper de Noël. Ces cardons sont ceux de la ferme de la Bourdaisière qui en produit dans le cadre de l’association Fermes d’Avenir.

1. Préparation des cardons

Retirer le pied, l’éplucher, le tailler finement et le placer dans un saladier d’eau additionné d’acide ascorbique ou de jus de citron. Éliminer les parties vertes des tiges, les éplucher en tirant sur les fils. Couper en tronçons en immergeant immédiatement chaque morceau dans l’eau. Faire égoutter et disposer dans une casserole d’eau froide fortement salée, porter à frémissement et laisser cuire 35 à 45 minutes.

2. Préparation de la moelle

Faire blanchir la moelle dans une casserole d’eau fortement salée pendant 20 minutes, faire égoutter puis récupérer l’intérieur avec une cuillère. Couper en tronçons et réserver.

3. Préparation de la sauce Mornay

Faire fondre le beurre sur feu doux dans une casserole, verser la farine d’un seul coup et remuer pour amalgamer la préparation. Dès l’obtention d’un roux blanc, verser le lait hors du feu en remuant continuellement.
Ajouter une pincée de sel et faire épaissir sur feu doux. Débarrasser dans un saladier, ajouter une râpée de muscade, le jaune d’œuf et le parmesan râpé. Mélanger soigneusement et réserver.

4. Montage du gratin et cuisson

Préchauffer le four à 180°.

Disposer les cardons égouttés dans un plat à gratin, couvrir de morceaux de moelle puis de sauce Mornay.

Faire cuire pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que le dessus soit gratiné.

5. Finitions et dressage

Faire chauffer le jus de poularde, mélanger au jus de truffe hors du feu et incorporer le beurre. Verser au dernier moment sur le gratin, déguster bien chaud.

Gratin de cardons © Renards Gourmets
Gratin de cardons © Renards Gourmets
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Risotto à la truffe noire d’hiver

Risotto à la truffe noire d'hiver

Risotto à la truffe d'hiver © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 20 minutes
 
Ingrédients :

30 g de truffe melanosporum
150 g de riz Carnaroli
2,5 cl de jus de truffe
4 cl d’huile de truffe
8 g de beurre
8 cl de jus de bœuf
1 gousse d’ail
1 échalote
35 g de beurre
50 cl de bouillon de volaille
vinaigre de Barolo
15 g de parmesan
fleur de sel
poivre noir

Quand arrive l’hiver, truffe noire du Périgord et fêtes de fin d’années sont de belles consolations. Ces bijoux  fleurissent dans les tiroirs secrets des épiciers et des maraîchers et il faut parfois demander à voir le diamant noir qui est généralement caché du grand public. Un nez affuté vous permettra cependant de savoir si elle est fraîche et de qualité, vient alors le temps de l’inspection, elle doit toujours être canifée et propre. Dès la mi-décembre elles commencent à être mûres et bien parfumées, signe du coup d’envoi de la saison. La truffe n’aime pas être trop cuite, il est préférable de la râper au dernier moment sur des œufs ou un risotto. Elle se conserve quelques jours au réfrigérateur dans un bocal fermé avec des œufs pour les parfumer.

Amateurs de riz au grain fin Vialone Nano, la variété Carnaroli se prête mieux au goût de la truffe noire. Le parmesan ne doit pas être trop affiné et l’huile de truffe doit être de première qualité sinon il est préférable de l’écarter. La truffe crue à tendance à tourner dans l’huile, elle est généralement cuite pour être stabilisée et perd donc de son arôme, elle n’est présente au fond de la bouteille que pour séduire le client. Les marchands annoncent alors un arôme « naturel », hors l’arôme de la truffe ne peut pas être extrait, c’est bien une combinaison d’arômes naturels mais pas de trace de truffes dedans.

Enfin, la truffe noire du Périgord, comme la truffe blanche d’Alba sont des variétés, elles ne proviennent pas nécessairement de ces régions (comme les escargots de Bourgogne), beaucoup de truffes noires du Périgord proviennent d’Australie ou des États-Unis, vous ne pouvez que faire confiance à votre commerçant pour être certain de leur provenances ou bien vous déplacer jusqu’à Sarlat et son marché aux truffes. Néanmoins on trouve de très bonnes truffes américaines ou australiennes. Même chose pour la truffe blanche qui vient plus souvent des Marches ou de Croatie que du Piémont mais qui reste néanmoins un produit de qualité.

Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de vin géorgien de chez Pheasant’s Tears, Rkatsiteli (2016).

Préparation du risotto

Brosser soigneusement la truffe sous un filet d’eau froide. Peler délicatement en conservant toutes les parures. Faire chauffer le bouillon de volaille dans une casserole et tenir chaud.

Hacher finement l’échalote et laisser macérer avec un trait de vinaigre de Barolo.

Faire chauffer le jus de bœuf puis mélanger au jus de truffe hors du feu. Ajouter les 8 g de beurre, quelques gouttes de vinaigre de Barolo et réserver au chaud dans une pipette.

Frotter un sautoir avec une gousse d’ail dégermée, éliminer l’ail et disposer le riz dans ce sautoir. Faire chauffer sur feu moyen en faisant sauter régulièrement le riz jusqu’à ce qu’un délicieux parfum de céréales s’en dégage et que le riz soit brulant au contact de la main.

Démarrer la cuisson en versant une première louche de bouillon de volaille chaud et remuer immédiatement avec une cuillère en bois. Mouiller régulièrement le riz jusqu’à une cuisson parfaitement al-dente de celui-ci. Le riz ne doit jamais manquer d’eau sans être noyé. Retirer du feu, ajouter 10 g de truffe et les pelures finement hachées, les 35 g de beurre restants, le poivre fraîchement moulu et le parmesan râpé. Couvrir sans avoir mélangé les éléments et laisser reposer 5 minutes hors du feu.

Pratiquer la mantecatura en mélangeant soigneusement tous les éléments pour provoquer une émulsion. Ajouter l’échalote macérée, l’huile de truffe, un peu de jus et mélanger une dernière fois avant de disposer dans des assiettes. Servir le reste de jus de la pipette autour du riz, terminer en râpant la truffe noire avec une mandoline, arroser d’un trait d’huile de truffe et d’une pincée de fleur de sel et déguster bien chaud.

Risotto à la truffe d'hiver © Renards Gourmets
Risotto à la truffe d'hiver © Renards Gourmets
Risotto à la truffe d'hiver © Renards Gourmets
Risotto à la truffe d'hiver © Renards Gourmets
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Risotto à la truffe blanche d’Alba

Risotto à la truffe blanche d'Alba

Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 20 minutes
 
Ingrédients :

20 g de truffe blanche d’Alba fraîche
120 g de riz Vialone Nano
1 cuillère à café de vinaigre de Barolo
1 échalote

1 pincée d’origan frais
30 g de parmesan
20 cl de bouillon de poule
25 cl de fond blanc
10 cl de jus de volaille
fleur de sel
poivre blanc du Penja
huile d’olive
beurre

La truffe blanche d’Alba dans le Piémont est un produit exceptionnel, son coût est important mais elle est si parfumée qu’une petite quantité est suffisante. La meilleure façon de l’apprécier c’est de la consommer le plus simplement du monde. Sur des œufs brouillés réalisés au bain-marie, sur des tagliolini bien frais, une tranche de brioche salée à peine tiède ou encore mieux, en risotto. Traditionnellement on utilise du riz Carnaroli pour ce risotto mais nous préférons la variété Vialone Nano pour le préparer, le grain est plus petit et s’accorde mieux d’après nous avec la truffe. Nous utilisons le Riso di Grumolo delle Abbadesse, disponible chez Rap 4 Rue Flechier, 75009 Paris. La truffe fraîche n’est disponible qu’en octobre et novembre et nous nous procurons les nôtres chez Agrology, 15 Rue de Prague, 75012 Paris.

Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de chez Vej, Bianco Antico (2016).

NOTE : Avant la préparation

La truffe blanche est un produit qui se conserve bien et dont le parfum se diffuse aux aliments avec lesquels elle est stockée. Nous vous recommandons de vous procurer une truffe deux jours avant de la consommer, de l’emballer dans une feuille de papier absorbant que vous changerez tous les jours et de la placer dans une petite boite en bois contenant des œufs. Fermez la boite en laissant néanmoins une petite aération et conservez le tout dans le bac à légumes du réfrigérateur. Vos œufs absorberons le parfum de la truffe et seront ainsi absolument parfaits pour être dégustés brouillés (notre recette ici).

1. Préparation du beurre de truffe

Brosser délicatement la truffe sous un filet d’eau froide, l’essuyer et la peler. Conserver soigneusement toutes les parures. Faire chauffer une noix de beurre au bain-marie, dès qu’elle est fondue, incorporer les parures de truffes, laisser chauffer quelques minutes sur feu doux puis rafraîchir immédiatement sur un bol posé sur de la glace. Fouetter continuellement le beurre jusqu’à ce qu’il retrouve sa densité initiale, filmer et réserver au frais.

2. Préparation du risotto

Faire chauffer le fond blanc et le bouillon de volaille ensembles.

Peler et ciseler le plus finement possible l’échalote, disposer dans un bol, verser le vinaigre dessus, mélanger et réserver.

Placer le riz dans une sauteuse en fonte et faire chauffer doucement en faisant sauter le riz de temps en temps jusqu’à ce qu’il soit bien chaud au contact de la main. Verser une première louche de fond et de bouillon bien chaud. Remuer continuellement avec une spatule en bois. Renouveler l’opération dès que le riz commence à manquer d’humidité. Prolonger la cuisson jusqu’à ce que le riz soit al-dente.

3. Finitions et dressage

Gratter le parmesan, réchauffer le jus de volaille et disposer dans une pipette, moudre le poivre, effeuiller et hacher l’origan.

Poser le beurre truffé, le parmesan râpé, les échalotes égouttées, le poivre et l’origan sur le riz, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu.

Mélanger pour provoquer une émulsion, disposer dans les assiettes, râper la truffe dessus, terminer par un trait d’huile d’olive d’excellente qualité, quelques grains de fleur de sel et le jus de volaille. Déguster chaud.

Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets
Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets
Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets
Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets
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Œufs parfaits à la florentine à la truffe

Œufs parfaits à la florentine et truffe d'Alba

Œufs à la florentine © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : facile
coût : cher
+/- 1 heure
 
Ingrédients :
 
Pour la sauce Mornay

40 g de beurre
40 g de farine
50 cl de lait 1/2 écrémé
muscade
1 jaune d’oeuf
100 g d’émmental
fleur de sel
 
Pour les œufs parfaits

4 œufs très frais

Pour l’émulsion de parmesan

100 g de lait
100 g de crème
50 g de parmesan râpé
fleur de sel

Pour la garniture

une tranche de pain de mie
huile de truffe blanche
2 grosses poignées de jeunes pousses d’épinards
beurre
poivre blanc du Penja
fleur de sel


Pour les finitions

20 g de truffe blanche d’Alba

Œufs et truffes sont faits pour s’entendre, le gras du jaune d’œuf est un prodigieux support aux parfums complexes de la truffe blanche d’Alba. Cette recette est simple d’exécution mais demande des produits d’exception.

La sauce Mornay est une sauce issue de la sauce béchamel mais enrichie par la présence de jaune d’œuf et de fromage. Elle est généralement employée avec des blettes, des cardons ou des épinards. La sauce Mornay apparaît à partir de 1820 sous le règne de Charles X, elle est mentionnée dans la 10e édition du livre Le Cuisinier royal. Elle est très appréciée durant le XIXème siècle et elle se trouve sur la carte de bons nombres de menu de grands restaurants de cette époque. Elle fut créée par Joseph Voiron, chef du restaurant Chez Durand puis du  restaurant Le Grand Véfour. C’est d’ailleurs là qu’elle s’est popularisée dans le tout Paris. Quant à son nom nul ne peut être affirmatif. Est-ce en l’honneur de son prédécesseur le chef Mornay,   du marquis de Mornay ou de son frère, le comte Charles ?

La truffe fraîche n’est disponible qu’en octobre et novembre et nous nous procurons les nôtres chez Agrology, 15 Rue de Prague, 75012 Paris.

Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de chez Maule Sauro, Bianco Granselva (2015)

1. Préparation de la sauce Mornay

Faire fondre le beurre sur feu doux dans une casserole, verser la farine d’un seul coup et remuer pour amalgamer la préparation. Dès l’obtention d’un roux blanc, verser le lait hors du feu en remuant continuellement. Ajouter une pincée de sel et faire épaissir sur feu doux. Débarrasser dans un saladier, ajouter une râpée de muscade, le jaune d’œuf et l’emmental râpé. Mélanger soigneusement et réserver.

2. Préparation des œufs parfaits

Faire cuire les œufs au bain-marie pendant une heure à 65°

3. Préparation de l’émulsion de parmesan

Faire chauffer le lait et la crème ensemble sans faire bouillir. Ajouter le parmesan râpé, mixer, saler très légèrement, chinoiser et réserver au bain-marie.

4. Préparation de la garniture

Découper la tranche de pain en petits cubes régulier, faire saisir quelques minutes au beurre pour le rendre croustillant, réserver hors du feu et enrober d’huile de truffe.

Laver et équeuter les épinards, faire tomber au beurre moussant, saler et poivrer puis réserver.

5. Finitions et dressage

Disposer la sauce Mornay au fond des assiettes, passer quelques secondes au grill pour la gratiner. Couvrir de croûtons imbibés et d’épinards chauds.

Réaliser l’émulsion avec un mixeur plongeant.

Écaler les œufs délicatement, saler et disposer sur le lit d’épinards. Ajouter l’émulsion sur les épinards pour les masquer, terminer par une râpée de truffe blanche d’Alba et déguster bien chaud avec du pain frais.

Œufs à la florentine © Renards Gourmets
Œufs à la florentine © Renards Gourmets
Œufs à la florentine © Renards Gourmets
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Bar en écailles au fumet de cèpes

Bar en écailles dorées au fumet de champignons sylvestres, cèpes et betteraves

Bar aux cèpes © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 1 heure
 
Ingrédients :
 
Pour le bar
 
un bar de ligne de 400 g
sel et sucre
huile de friture
fleur de sel
poivre noir
 
Pour la garniture
 
8 cèpes bouchons
beurre clarifié
fleur de sel
poivre blanc
1 petite grenade
1 betterave rouge
une petite trévise
 
Pour le fumet
 
les pieds des cèpes
1 échalote
huile d’olive
1 gousse d’ail
3 grains de poivre Sancho
1 feuille de laurier
5 cl de vin blanc sec
beurre

Le bar ou loup de méditerranée se prête à des cuissons vives comme à des cuissons délicates. Nous aimons sa peau croustillante et l’associer aux produits de la terre comme les cèpes. Choisissez un bar de ligne et des cèpes fermes et charnus pour cette recette puissante et savoureuse.

1. Préparation du fumet

Vider le bar, couper en darnes et retirer les arrêtes avec une pince. Conserver toutes les parures. Mettre les filets au sel, soit 10% de la masse des filets en mélangeant 80% de ce poids en sel et 20% en sucre. Placer sur les filets et réserver 10 minutes à température ambiante. Rincer abondement, sécher puis retirer une partie des écailles avec une pince, relever les autres.

Brosser les cèpes, réserver 6 cèpes pour le plat et 2 pour le fumet de bar.

Éplucher l’échalote, la couper en 4. Couper les cèpes en lamelles et faire suer l’ensemble à l’huile d’olive quelques minutes. Ajouter la gousse d’ail écrasée, les grains de poivre et la feuille de laurier. Ajouter les arrêtes mais et la tête fendue en deux et faire roussir sans trop colorer mouiller avec le vin et compléter avec de l’eau si nécessaire. Tenir 20 minutes à frémissement. Écumer régulièrement. Chinoiser sans fouler, chinoiser de nouveau à l’aide d’une étamine. Faire réduire de deux tiers et tenir chaud.

2. Préparation des cèpes

Faire vivement rôtir les cèpes au beurre clarifié, saler et poivrer puis réserver.

3. Préparation du bar

Faire chauffer l’huile de friture à 200°. Disposer les darnes la peau vers le haut sur une grille et verser progressivement l’huile de friture chaude à l’aide d’une louche. La température à cœur doit être de 50° et les écailles très croustillantes.

4. Finitions et dressage

Monter la sauce au beurre, détailler de fines tranches de betteraves, assaisonner la trévise et la betterave. Disposer une darne par assiette, trois cèpes, quelques tranches de betteraves, des feuilles de salade et des graines de grenade. Terminer par la sauce. Déguster bien chaud.

Bar aux cèpes © Renards Gourmets
Bar aux cèpes © Renards Gourmets
Bar aux cèpes © Renards Gourmets
Bar aux cèpes © Renards Gourmets
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Pangiallo romain au safran

Pangiallo romain aux fruits secs et au safran

Pangiallo © Renards Gourmets
6 personnes
difficulté : facile
coût : cher
+/- 14 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le pangiallo
 
100 g de miel de châtaignier
50 g de chocolat noir fondu
75 g de farine type 00
2 blancs d’œufs
25 g de levain actif
1 cuillère à café de cannelle
1 pincée de macis

3 baies de poivre de la Jamaïque
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
 
100 g de raisins secs
1 verre de grappa
75 g d’amandes
75 g de noix

75 g de noisettes
40 g de pignons de pin
40 g de cédrat confit
un zeste d’orange
un zeste de citron
 
Pour le glaçage

2 cuillères à soupe de farine
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
une pincée de pistils de safran
un peu d’eau

Le pangiallo ou pangiallo romano est un gâteau typiquement romain, il remonterait même dit-on à l’ère Antique. A l’époque impériale, il était d’usage de distribuer des douceurs en « or » lors des célébrations du solstice d’hiver afin de favoriser le retour du soleil. Bien que la recette se soit enrichie au gré des conquêtes impériales,  le pangiallo à toujours été composé d’un mélange de fruits secs et de miel. On le recouvre en suite d’une couche de pâte à base de safran pour que son aspect soit proche de celui de l’or.

A déguster avec un verre de vino santo pour préparer les fêtes de fin d’année.

1. Préparation du pangiallo

Faire fondre le chocolat au bain-marie et faire tremper les raisins dans la grappa.

Dans un saladier, mélanger la farine, le miel, le chocolat fondu et froid, le levain délayé dans un peu d’eau tiède, l’huile d’olive, la cannelle, le macis et les baies réduites en poudre.

Dans un autre saladier, mélanger les blancs d’œufs avec tous les fruits secs légèrement toastés, les zestes finement hachés et les fruits confits coupés en brunoise.

Mélanger les deux préparations soigneusement, pétrir légèrement, disposer sur une plaque allant au four et laisser lever sous un linge pendant 12 heures.

2. Cuisson du pangiallo

Préchauffer le four à 170°.

Mélanger la farine, l’huile d’olive et le safran, ajouter un peu d’eau pour assouplir la préparation.

Badigeonner le pangiallo avec cette préparation qui doit être d’une belle couleur or.

Faire cuire pendant 45 minutes. Laisser refroidir parfaitement et découper en tranches ou en quartiers.

Pangiallo © Renards Gourmets
Pangiallo © Renards Gourmets
Pangiallo © Renards Gourmets
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Amaretti à l’eau de fleurs d’oranger

Amaretti à l'eau de fleurs d'oranger

Amaretti © Renards Gourmets
8/10 personnes
difficulté : facile
coût : moyen
+/- 3 heures
 
Ingrédients :
 
200 g d’amandes en poudre
2 blancs d’oeufs
180 g de sucre
3 cuillères à café d’amande amère
le zeste d’un citron
eau de fleurs d’oranger
 

En Corse, la tante de ma mère préparait toujours des amaretti, elle possédait même un amandier amer spécialement pour cette occasion. Hélas avec le temps, sa recette s’est perdue. Bien heureusement, celle du site Un Déjeuner de Soleil est excellente et nous voulions la partager avec vous.

Les amaretti se dégustent tel quel ou peuvent entrer dans la préparation de recettes telles que les Casoncelli de Bergame ou les Tortelli de Mantoue.

Préparation des amaretti

Dans un saladier, mélanger les amandes en poudre avec le sucre, le zeste de citron finement râpé, l’arôme d’amandes amère et une cuillère à soupe d’eau de fleurs d’oranger. A part, monter les blancs en neige et incorporer délicatement au mélange comme pour une mousse au chocolat. Laisser reposer 2 heures au réfrigérateur.

Faire préchauffer le four à 150°. Tremper ses mains dans de l’eau de fleur d’oranger diluée avec un peu d’eau. Former des boulettes avec la préparation, rouler dans le sucre et disposer sur une plaque couverte de papier cuisson. Faire cuire pendant 10 à 15 minutes jusqu’à ce que les amaretti commencent à se craqueler. Ils doivent rester tendre à cœur. Laisser refroidir sur grille et déguster froid.

Ces biscuits se conservent deux semaines dans une boite.

Amaretti © Renards Gourmets
Amaretti © Renards Gourmets
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