Risotto de courge mantovane

Risotto de courge mantovane à la sauge, amaretti et mostarda de Crémone

Risotto de courge © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 2 heures 30 minutes
 
Ingrédients :
 
Pour la pulpe de courge
 
250 g de courge de Mantoue
1 clou de girofle
2 feuilles de sauge
fleur de sel
huile d’olive
 
Pour le risotto

125 g de riz Vialone Nano
8 pistils de safran de Perse
1 verre de vin blanc sec
60 cl de bouillon de légumes
20 g de salpicon de moelle de veau
5 brins de sauge
1 brin de romarin
 
Pour les finitions
 
1 cébette
beurre
25 g de parmesan
poivre blanc du Penja
5 cl de jus de volaille
vinaigre balsamique de Modène
2 fines tranches de lard de Colonnata
1 pincée de piment de Cayenne
20 g de mostarda de poire
1 petit amaretti sec
romarin frais

Dès le début du mois d’octobre nous nous précipitons toujours chez Rap 4 rue Fléchier dans le 9e à Paris. La saison annonce de nombreuses réjouissances où il sera largement question de parmesan, entendez gnocchis, risotti et pâtes. Nous repartons généralement avec un pot de mostarda de fruit (Luccini), un condiment vénéto-lombard où des fruits sont confits comme on le fait à Apt mais dans lesquels on ajoute de l’huile essentielle de moutarde. Ce condiment est utilisé pour la farce des Tortelli de Mantoue mais également en garniture du pot-au-feu local. Enfin la courge de Mantoue, probablement la meilleure du monde avec son goût de miel de châtaignier, elle est parfaite pour confectionner les Tortelli mais aussi pour les risotti. Celui à la courge parfumée de sauge est un délice du mois d’octobre. Nous utilisons le riz Vialone Nano de chez Grumolo delle Abbadesse.

Nous avons dégusté ce risotto avec une bouteille de Escoda Sanahuja, Els Bassotets (2016).

1. Préparation de la pulpe de courge

Peler et égrainer un quartier de courge, détailler en cubes et faire chauffer un filet d’huile d’olive dans une sauteuse. Ajouter le clou de girofle et les dés de courge, assaisonner de fleur de sel et faire rôtir quelques minutes. Baisser le feu, ajouter la sauge, couvrir et laisser mijoter jusqu’à ce que la courge soit extrêmement tendre. Retirer la sauge et le couvercle et laisser dessécher sur feu moyen en remuant continuellement. Réduire en purée et laisser refroidir puis déposer dans une passette avec un poids pour en extraire toute l’eau. Laisser reposer deux heures au frais.

2. Préparation du risotto

Faire chauffer le bouillon de légumes avec les brins de sauge et de romarin.

Faire torréfier le riz à sec dans une casserole jusqu’à ce qu’un délicieux parfum de céréales s’en dégage. Réserver.

Faire infuser le safran dans un peu de bouillon chaud mais pas bouillant.

Ajouter le salpicon de moelle au riz et déglacer à hauteur avec le vin blanc et laisser évaporer parfaitement. Mouiller avec une première louche de bouillon et mélanger sans interruption. Mouiller régulièrement jusqu’à parfaite cuisson du riz (environ 14 minutes. Celui-ci doit rester al-dente). Après 10 minutes de cuisson, mouiller avec le bouillon safrané et la purée de courge puis terminer la cuisson.

Laisser reposer le riz hors du feu pendant 5 minutes.

3. Finitions et dressage

Ciseler finement la cébette, râper le parmesan, moudre le poivre, réchauffer le jus, hacher la mostarda en brunoise, émietter l’amaretti, hacher le romarin et détailler deux tranches fines de lard de Colonnata à la machine à jambon.

Ajouter le beurre, le parmesan, la cébette, le poivre, la brunoise de mostarda, le romarin et la poudre d’amaretti au risotto et mélanger pour provoquer une émulsion. Dresser dans des assiettes creuses. Ajouter le jus de viande au cordeau, la tranche de lard et passer sous la salamandre quelques secondes. Poudrer avec le piment et terminer par quelques goûtes de balsamique. Déguster bien chaud.

Risotto de courge © Renards Gourmets
Risotto de courge © Renards Gourmets
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Risotto aux champignons des bois

Risotto aux champignons des bois rehaussé d'oseille pourpre

Risotto aux champignons © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le risotto
 
120 g de riz San Massimo
60 cl de consommé de champignons
parmesan
beurre
 
Pour les champignons

50 g de girolles
50 g de trompettes-de-la-mort
huile d’olive
beurre
1 échalote
1 cuillère à soupe de vinaigre de Barolo
poivre blanc du Penja
sel
 
Pour le jus de champignons

500 g de champignons de Paris
25 g de beurre
1 échalote
un petit morceau de gingembre
1 gousse d’ail
5 cl de vin blanc sec
bouillon de volaille
huile d’olive
poivre
 
Pour l’oseille

1 petite botte d’oseille
1 cuillère à café de jus de citron
1 œuf mollet
huile d’olive
sel et poivre
 
Pour les finitions

quelques pousses d’oseille

Le risotto aux champignons est le repas réconfortant par excellence, nous aimons le faire évoluer au fil des saisons en fonction de la disponibilité des champignons. De septembre à novembre on trouve facilement des girolles et des trompettes-de-la-mort sur les marchés, ces deux chanterelles sont excellentes ensembles et séparément et s’accordent bien avec l’acidité de l’oseille.

Nous avons dégusté ce risotto avec une bouteille de chez Pierre et Jean-Pierre Rietsch, Klevener de Heiligenstein (2016)

1. Préparation du jus de champignon

Nettoyer puis couper en 6 les champignons de Paris. Faire sauter dans une cocotte avec un mélange d’huile et de beurre. Ajouter l’échalote finement émincée, l’ail et le gingembre puis faire suer 5 minutes. Déglacer avec le vin blanc et faire réduire à sec. Mouiller à hauteur avec le bouillon et laisser mijoter pendant 20 minutes à frémissement. Vérifier l’assaisonnement et chinoiser puis faire réduire jusqu’à obtention d’un jus. Disposer dans une pipette étanche et réserver.

2. Préparation du condiment à l’oseille

Piler l’oseille dans un mortier, ajouter le jus de citron et l’œuf mollet. Piler de nouveau en ajoutant progressivement de l’huile d’olive pour obtenir une pâte homogène, saler, poivrer et réserver.

3. Préparation des champignons sauvages

Hacher finement l’échalote et faire macérer dans le vinaigre.

Brosser les girolles et nettoyer les trompettes-de-la-mort dans différents bains d’eau jusqu’à ce que celle-ci soit limpide. Faire chauffer un filet d’huile d’olive puis ajouter les girolles, faire sauter quelques minutes et réserver. Renouveler l’opération avec les trompettes-de-la-mort. Ajouter le beurre, faire mousser puis remettre les champignons pour les enrober, assaisonner et ajouter l’échalote marinée. Faire égoutter et réserver.

4. Préparation du risotto

Porter le consommé de champignons à frémissement.

Disposer le riz dans une cocotte et faire nacrer sur feu moyen pendant quelques minutes ou jusqu’à ce qu’un délicieux parfum de céréales exhale de la cocotte. Le riz doit être brulant au contact de la main, le faire sauter continuellement. Mouiller avec une louche de bouillon et remuer avec une spatule en bois. Renouveler l’opération dès que le riz commence à manquer d’humidité, prolonger ainsi la cuisson jusqu’à ce qu’il soit al-dente. Couvrir et laisser reposer hors du feu pendant cinq minutes.

Réchauffer doucement les champignons et disposer la pipette de jus de champignons dans un peu d’eau chaude.

Ajouter le beurre frais, du poivre et le parmesan fraîchement râpé au risotto et mélanger vivement pour pratiquer une émulsion.

5. Finitions et dressage

Disposer le riz au fond d’une assiette creuse, garnir de jus au cordeau. Disposer une cuillère à soupe de condiment à l’oseille au centre du riz et couvrir de champignons. Décorer avec quelques pousses d’oseille verte et pourpre. Déguster bien chaud.

Risotto aux champignons © Renards Gourmets
Risotto aux champignons © Renards Gourmets
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Risotto d’automne aux cèpes

Risotto aux cèpes, fregola sarda et oignons doux des Cévennes

Risotto aux cèpes © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 30 minutes
 
Ingrédients :

300 g de cèpes bouchon
1 botte de ciboulette
1 oignon doux des Cévennes
140 g de fregola sarda tostata
graisse de canard
beurre
parmesan
1 verre de vin des Gorges du Tarn
1 l de bouillon de volaille
jus de veau
huile de noix
sel
poivr

Un délicieux risotto pour fêter l’arrivée de l’automne. Pour ce faire il faut vous procurer des cèpes bien fermes et très frais. L’oignon doux des Cévennes est difficile à trouver mais c’est une petite merveille… La provenance des cèpes et des oignons nous à conduit à utiliser un vin de la région pour la cuisson de ce risotto mais un vin blanc sec conviendra très bien. La fregola est un type de pâte fabriqué en Sardaigne, elle s’apparente au couscous de blé dur. Nous aimons particulièrement sa forme brute et irrégulière. Elle se cuisine en risotto comme ici ou bien dans un délicieux minestrone. On peut adapter ces deux recettes tout au long de l’année en remplaçant les champignons par des coquillages par exemple. Ici, la fregola utilisée est légèrement toastée et vient de chez Rustichella d’Abruzzo dans les Abruzzes.

1. Préparation des cèpes

Nettoyer soigneusement les cèpes à l’aide d’une brosse. Les essuyer avec un linge très légèrement humide, les sécher dans du papier absorbant puis les tailler en morceaux en conservant les plus beaux pour le dressage. Chauffer la graisse de canard dans une casserole à fond épais. Quand la graisse est fondue et bien chaude, faire suer les cèpes vivement. Une fois qu’ils ont exprimé tous leurs sucs et rendu toute leur eau, les saler et les réserver dans une assiette.

2. Préparation du risotto

Mettre le bouillon à chauffer dans une casserole. Ciseler finement l’oignon doux et le faire revenir dans la graisse restante et les sucs de cèpes. Ajouter la fregola et bien l’enrober de matière grasse. Mouiller avec le vin et laisser complétement évaporer. Mouiller à hauteur avec une première louche de bouillon chaud et mélanger délicatement. Renouveler cette étape progressivement jusqu’à ce que la cuisson soit al dente. A mi-cuisson, ajouter les cèpes sautés réservés.

3. Finitions et dressage

Détailler les cèpes restants en tranches fines, les badigeonner d’huile de noix avec un pinceau et les saler. Ciseler finement la ciboulette. Quand la fregola est cuite, poivrer généreusement. Bien mélanger, ajouter le beurre, la ciboulette et le parmesan, remuer pour provoquer une émulsion. Couvrir et laisser reposer deux minutes. Servir la fregola dans une assiette creuse, décorer avec quelques tranches de cèpes crus et un trait de jus de veau.

Risotto aux cèpes © Renards Gourmets
Risotto aux cèpes © Renards Gourmets
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Risotto aux artichauts épineux

Risotto aux artichauts épineux, pétales de citrons confits et cerfeuil

Risotto aux artichauts © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 30 minutes
 
Ingrédients :

1 botte d’artichauts épineux
125 g de riz Vialone Nano
25 g de parmesan
1 échalote
1 citron confit
1/2 botte de cerfeuil
beurre
un verre de vin blanc sec
vinaigre de Barolo
60 cl de bouillon de volaille
1 citron
huile d’arachide
huile d’olive
baie de Timut
sel

Nous aimons particulièrement l’association des artichauts et du citron confit. Pour ce risotto nous avons utilisé le Riso di Grumolo delle Abbadesse, une variété de grain plus fin.

Nous l’avons dégusté avec une bouteille de Dão, Antonio Madeira Branco (2016)

1. Préparation des artichauts

Laver, effeuiller puis tourner les artichauts. Les couper en quatre en conservant un morceau de queue et plonger immédiatement dans de l’eau citronnée. Faire égoutter les artichauts et faire frire quelques minutes dans l’huile d’arachide bien chaude. Saler et poivrer puis réserver. Les artichauts doivent êtres bien cuits mais garder un peu de croquant.

2. Préparation du risotto

Faire chauffer le bouillon de volaille.

Faire toaster le riz à sec dans une casserole jusqu’à ce qu’un délicieux parfum de céréales s’en dégage. Mouiller avec le vin blanc, mélanger et laisser évaporer parfaitement. Ciseler l’échalote finement et faire macérer dans un trait de vinaigre de barolo. Mouiller progressivement avec le bouillon bien chaud en remuant continuellement jusqu’à ce que le riz soit al-dente. Ajouter une grosse noix de beurre, le parmesan fraîchement râpé et les échalotes, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu.

3. Finitions et dressage

Laver et effeuiller le cerfeuil, prélever la peau d’un citron confit, la rincer et couper en lamelles. Mélanger vigoureusement pour créer une émulsion. Disposer le riz au fond d’une assiette creuse, garnir de pluches de cerfeuil, de lamelles de citron et d’artichauts. Déguster bien chaud.

Risotto aux artichauts © Renards Gourmets
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Cornichons aigre-doux au vinaigre

Cornichons aigre-doux en conserve

Cornichons © Renards Gourmets
8 personnes
difficulté : facile
coût : bon marché
+/- 4 heures
 
Ingrédients :

1 kg de cornichons bien fermes
600 ml d’eau filtrée
400 g de vinaigre de cidre
200 g de sucre
3 cuillères à soupe de sel
2 cuillères à soupe de graines de moutarde
2 cuillères à café de baies roses
2 cuillères à café de poivre noir
2 poivres longs
2 cuillères à café de baies de genièvre
1 cuillère à soupe de carvi
1 cuillère à café de fenouil
1 cuillère à café de graines de céleri
1 cuillère à soupe de graines de coriandre
2 piments séchés
4 feuilles de laurier
8 brins d’aneth
8 brins d’estragon



Nous adorons les cornichons, ils se dégustent avec les terrines, les poissons ou les viandes froides ou encore en sandwich. La saison est courte il est donc indispensable de les conserver en saumure si l’on souhaite en avoir toute l’année. Nos préférés sont les aigre-doux.

Cette recette convient à d’autres légumes. Nous aimons préparer ainsi des piments mexicains, les jalapeños.

Ces proportions correspondent à deux jarres de 1 l chacune.

Préparation des cornichons

Laver et brosser les cornichons, retirer les queues et faire tremper dans un saladier d’eau glacée additionnée de 2 cuillères à soupe de gros sel pendant deux heures.

Disposer les cornichons et tous les aromates dans des bocaux préalablement stérilisés.

Préchauffer le bain-marie à 60°.

Mélanger l’eau, le vinaigre, le sucre et le sel jusqu’à ce que ces derniers soient parfaitement dissous.

Remplir les bocaux avec la saumure qui doit parfaitement couvrir tous les ingrédients.

Fermer les bouchons et faire cuire 2 heures 30 pour les pasteuriser.

Laisser refroidir à température ambiante puis stocker dans une pièce froide et sombre.

Les cornichons peuvent être dégustés immédiatement ou stockés pour plusieurs mois.

Cornichons © Renards Gourmets
Cornichons © Renards Gourmets
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Jardins d’Orient

Nos recettes orientales pour célébrer l'été

© Renards Gourmets

Les entrées

Muhammara levantin comme à Alep

Si en France nous connaissons déjà le houmous et le baba ganousch dont tout le monde raffole, le muhammara s’est nettement moins exporté. Cette pâte à base de poivrons ou de piments est originaire d’Alep en Syrie. Elle s’est propagée au Levant et en Turquie. On la prépare avec des noix et de la mélasse de grenade, un condiment très apprécié dans les différentes cuisines de la région. Le muhammara se déguste froid sur du pain ou en accompagnement de grillades. Cette préparation peut également entrer dans la composition d’un grand mezzé avec d’autres spécialités moyen-orientales.

Muhammara © Renards Gourmets

Le houmous tel que nous l’aimons

On parle du houmous depuis le VIIe siècle avant Jésus Christ en Mésopotamie, son origine est très disputée mais une chose est certaine c’est que l’idée de mélanger de la purée de pois chiches et de la pâte de sésame est originaire du Croissant fertile. Cette délicieuse préparation se déguste sur une tranche de pain pita mais peut également servir de garniture pour de nombreux plats de poisson ou de viande. Nous aimons le déguster avec de l’agneau. Cette recette n’est pas traditionnelle mais c’est celle que nous aimons avec un goût de pois chiche très prononcé.

Houmous © Renards Gourmets

Labneh au zaatar de la plaine de la Békaa

Le labneh ou lebné, lebneh, labné, lebni, süzme est un lait fermenté concentré originaire de la ville de Chtaura dans la plaine de la Békaa. On le prépare par égouttage de lait cru fermenté ou de yaourt. Il peut se déguster en entrée, en plat ou en dessert. Nous avons préparé le notre avec du zaatar, un mélange d’épices moyen-oriental à base d’origan (ou de thym ou d’hysope) et de sésame. Cette préparation est délicieuse avec du miel et des noix pour le dessert.

Labneh © Renards Gourmets

Les plats

Poitrine de pintade d’al Wusla aux dattes, navets confits à la terra merita, citron vert, pollen et jus parfumé au macis

L’idée de farcir les volatiles est très ancienne, en effet l’assyriologue Jean Bottéro, traducteur francophone des tablettes mésopotamiennes de l’Université de Yale parle d’un pigeon amursânu farci entre la chair et la peau. Cette technique est toujours attestée en Orient au Moyen Âge plus que dans l’ouvrage d’al Wusla, un livre de cuisine syrienne du XIIIe siècle (époque Ayyoubide), il est fait mention d’un poulet pareillement farci. Cette recette rencontra beaucoup de succès en Occident et figure même dans le Viandier sous le nom de poulet à la byzantine. Nous avons décidé de voyager à l’époque de la dynastie kurde des Ayyoubides (1169-1260) dont le plus célèbre représentant n’est autre que Saladin. L’auteur de l’ouvrage d’al Wusla serait un certain Ibn al-Adîm (1192-1260), petit neveu de Saladin. Il y traite des cuisines locales d’Alep et de Bagdad mais référence également de nombreuses recettes du monde musulman présentées sous leur forme d’origine (plats arméniens, grecs, yéménites, juifs, indiens et même franque comme le shiwâ ifranjî, un plat de viande). Les farces sont multiples mais sont généralement composées d’épices, des abats du volatile et parfois de fruits. Ces recettes se sont propagées avec l’expansion de l’Islam jusqu’au Maroc et nous nous sommes inspirés d’une farce typiquement marocaine pour notre pintade. La chair de pintade est particulièrement savoureuse et d’après nos anciens rappelle plus volontiers celle des poulets d’autrefois que les bêtes sans saveur qui sont élevées aujourd’hui. Nous aimons l’association de la datte et du navet et avons cuisiné nos navets avec de la terra merita, l’ancien nom du curcuma.

Pintade aux dattes © Renards Gourmets

Semoule d’agneau à la menthe, dattes fourrées, carottes au carvi, navets au dibis et amandes fraîches

Le couscous est une institution dans la famille de Morgan. Au moins une fois par an, son père le prépare avec d’excellentes keftas très parfumées et une garniture de légumes très variés. Ici la recette de Morgan emprunte ses dattes fourrées à la recette du canard Apicius de chez Lucas Carton. Une cuisson rapide de l’agneau, une semoule travaillée comme un tabbouleh et des légumes glacés dont les parfums sont inspirés par l’ancienne cuisine séfarade. Les navets au sirop de datte est une recette des Juifs de Babylone. Ce sirop est disponible dans la plupart des épiceries orientales et peut aussi être consommé dilué dans de l’eau ou du lait comme on le fait encore aujourd’hui au Moyen-Orient.

Semoule d'agneau à la menthe © Renards Gourmets

Filet d’agneau au sumac, coriandre et houmous de pois chiches

Une recette d’inspiration moyen orientale

Agneau aux pois chiches © Renards Gourmets

Les pigeons de la mariée contisés de fruits confits, les cuisses croustillantes, abricots rôtis au miel, amandes fraîches

Les Juifs du Maroc offraient « El Hamam del aroussa » aux jeunes couples au soir de leurs noces pour leur souhaiter une vie douce et pleine d’amour. Nous avons souhaité présenter les pigeons en deux façons avec la farce sous la peau et dans des doigts de fatma croustillants plutôt qu’à l’intérieur des pigeons. Le goût des abricots et des amandes se marie très bien avec celui du délicat volatile.

On dit souvent que celui-ci est l’oiseau des amoureux. Plus copieux que la caille des célibataires et moins que le poulet des familles. C’est la viande favorite de Morgan, il pourrait en manger rôti sur des tartines avec son thé du matin…

Les pigeons de la mariée © Renards Gourmets

Tkalia, tajine de tripes séfarade du Maroc et hentroura (ou harissa)

La cuisine juive de Fès et du nord-est du Maroc en général tire ses racines des cultures arabes et berbères tout comme de celles d’Espagne, du Portugal ou de France. Les Séfarades, peuple d’exil installé dans la région après 1492 se sont rendu célèbres en cuisine pour leurs pâtisseries raffinées, leur travail des sculptures en sucre et la cuisine des abats. La Tkalia (ou t’qualia) est la plus fameuse recette de tripes de la région. Elle est semblable à la Douara (recette musulmane de tripes) ou Kercha (sous forme de soupe). Le nom de ce tajine del-Guezzar (du mendiant) vient du fait que les tripes étaient généralement destinées aux plus nécessiteux du Mellah de Fès (quartier juif). A l’origine c’est le Carthame qui était utilisé pour colorer le plat et non le safran (Za’fran) bien trop onéreux.

Le ñora ou niora est un poivron rouge et rond du levant espagnol typique de la région de Murcie et importé par les communautés séfarades. Il est aujourd’hui très populaire au Maghreb.

Ce plat est une très bonne initiation au vaste monde des tripes car le parfum des épices, du citron et du piment vient masquer celui des tripes et permet au novice de s’en régaler facilement.

Le condiment « Hentroura » (sauce piquante) n’est pas indispensable mais apporte beaucoup de relief au plat. Nous adorons en déguster simplement tartiné sur une tranche de pain.

Tajine de tripes © Renards Gourmets

Maquereau à la chermoula, tomates farcies, citrons confits, origan et olives violettes

La chermoula est une sauce ou plus exactement un condiment traditionnel dont l’origine est attestée au Maroc au XIIIe siècle. Fudalat al-Khiwan fi Tayibat at-Tàam wa al alwan (Les délices de la table et les meilleurs genres de mets). Rédigé par Abu Ali ibn al-Hassan ibn Razin Tujibi est un ouvrage de 450 recettes rédigées entre 1238 et 1266 soit entre la prise de Valence et celle de Murcie par les chrétiens. Il y est fait mention de la chermoula pour parfumer les carottes. Au Maroc et plus largement dans tout le Maghreb, ce condiment est utilisé avec les artichauts, les fèves, les betteraves et surtout le poisson. Dans la famille de mon père et plus largement chez les juifs de Fès et Meknès on prépare également des citrons confits de cette manière. C’est mon trisaïeul Raphaël qui préparait ainsi son poisson et qui a transmît la recette à ma grand mère en arrivant du Maroc à Marseille un tapis sur l’épaule. Mon père prépare souvent ses légumes et ses poissons ainsi et j’ai naturellement hérité de ce goût pour les épices.

Raphaël était gardien de diligence au Maroc à la fin du XIXe siècle. Armé d’un mousquet il protégeait les convois des brigands. Un jour une horde les ont arrêtés et attachés contre un arbre avant de les assassiner un à un. Face à Raphaël, le fusil du brigand s’est enrayé. Celui-ci aurait déclaré « Allah ne veut pas que tu meures, tu es libre ». Raphaël à alors changé de métier.

Maquereaux et sardines se prêtent très bien à l’exercice, leur goût puissant s’accorde merveilleusement avec le parfum des épices. Nous avons modifié le mode de cuisson et la garniture tout en respectant les grandes lignes de la recette de Raphaël.

Maquereau à la chermoula © Renards Gourmets

Les douceurs

Grande tarte aux abricots parfumés de safran, de miel et de romarin, amandes caramelisées

L’abricot est un fruit originaire de Chine qui sera introduit en Grèce puis en Italie par les légions romaines il y à plus de 2000 ans. C’est seulement au XVIIIe siècle qu’il sera cultivé en France. Longtemps nous crûmes l’abricot originaire d’Arménie ce qui lui valut pour un temps le nom de pomme d’Arménie. En Perse il était appelé tocmcham, c’est à dire œuf du soleil. Son amande se déguste comme une amande fraîche et peut être utilisée dans la préparation d’un pesto par exemple. Nous aimons l’association de l’abricot et du safran dans cette tarte définitivement moyen-orientale mais pour laquelle la préparation de base respecte les rudiments de la pâtisserie française. Une tarte gourmande à déguster pour célébrer le solstice d’été.

Tarte aux abricots © Renards Gourmets

Mouhalabieh aux parfums de rose et de fleur d’oranger comme dans les jardins du Liban

Le muhalabieh est un blanc-manger typique de la cuisine persane. On le retrouve aujourd’hui au Liban mais également en Iran et dans une partie des pays du Moyen-Orient. Cette préparation subtile et raffinée daterait du VIIe siècle. C’est un général arabe, al-Muhallab bin Abi Sufra qui aurait commandé ce dessert à l’un de ses cuisiniers. Le mouhalabieh ressemble également au sultach turc, du mot sut qui signifie lait. Comme pour le blanc-manger on trouve des recettes à base de blanc de poulet pour le rendre plus consistant. En fonction des régions on remplace parfois les pistaches par des noix. Nous avons préféré une version assez classique sans volaille et avec des pistaches.

Ce dessert est très léger et rafraîchissant, un véritable plaisir pendant les longues et chaudes journées d’été. A déguster à l’ombre d’un figuier en lisant le Jardin des Caresses par exemple.

Mouhalabieh © Renards Gourmets
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Larmes d’anges aux asperges

Larmes d'anges à la ricotta et au parmesan, asperges vertes et ail frais

Larmes d'anges aux asperges © Renards Gourmets
3 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 1 heure
 
Ingrédients :
 
Pour les larmes d’ange
 
500 g de ricotta de brebis
200 g de Grana Padana
1 œuf entier
1 jaune d’œuf
fleur de sel
50 g de farine type 00
 
Pour la garniture

2 tiges d’ail frais
20 brins de ciboulette
beurre
1 botte d’asperges vertes
1 citron
bouillon de volaille
fleur de sel
huile d’olive
Grana Padana
poivre

Nous adorons les gnocchis mais voici une recette qui surpasse très largement ces derniers dans le domaine du moelleux. Ces « larmes d’anges » sont fondantes à souhait et se marient parfaitement avec des légumes délicats comme les asperges. On pourrait également remplacer celles-ci par des morilles. La technique de cuisson est similaire à celle des gnocchis à la parisienne mais avec une préparation encore plus délicate.

1. Préparation de la pâte

Mixer la ricotta, le Grana Padana, l’œuf, le jaune et le sel ensembles. Ajouter la farine et mixer doucement pour l’incorporer sans que le gluten ne réagisse trop ce qui rendrait la préparation élastique. Placer dans une poche à douille et réserver.

2. Préparation des asperges

Couper les asperges en morceaux de 3 ou 4 centimètres et faire blanchir 2 minutes dans une casserole d’eau bouillante fortement salée. Rafraîchir immédiatement sur glace. Émincer l’ail frais et ciseler la ciboulette.

3. Finitions et dressage

Porter à ébullition 2 l de bouillon de volaille. Transférer un verre de celui-ci dans une sauteuse. Faire pocher les larmes d’anges une minute dans le bouillon chaud à l’aide de la poche à douille et d’un couteau puis transférer immédiatement dans la sauteuse. Ajouter l’ail et une belle noix de beurre. Mélanger délicatement pour lier les éléments et laisser cuire 3 minutes. Ajouter les asperges et la ciboulette et pratiquer des mouvements de rotation avec le poignet pour créer une émulsion entre le gluten et la matière grasse. Cette émulsion permettra de lier l’ensemble et de le faire épaissir.

Dresser les larmes d’anges et la garniture dans une assiette creuse, ajouter une cuillère de sauce, du fromage fraîchement râpé, du poivre moulu, un peu de zeste de citron et son jus et enfin un trait d’huile d’olive. Déguster bien chaud.

Larmes d'anges aux asperges © Renards Gourmets
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Vignarola alla romana

Vignarola alla romana, l'ode au printemps

Vignarola © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : facile
coût : moyen
+/- 30 minutes
 
Ingrédients :

50 g de guanciale
100 g de petits pois écossés
100 g de fèves écossées
2 cébettes
1 artichaut
1 sucrine
1 citron
1/2 botte d’asperges
1/2 botte de menthe
1/2 verre de vin oxydatif
huile d’olive
poivre noir
sel

La vignarola est une recette typiquement romaine. Elle est une véritable ode au printemps et à son immense variété de légumes verts plus savoureux les uns que les autres. Nous aimons préparer ce plat à la fin du printemps, quand la température commence à monter et annonce l’été qui  approche. Ainsi nous faisons le plein d’asperges et de petits pois avant une longue année d’impatience et le retour du printemps suivant !

Ce plat peut représenter une délicieuse entrée mais aussi servir d’accompagnement à de la viande d’agneau ou du poisson comme du bar.

Nous aimons déguster la vignarola avec une bouteille de Vej, Bianco Antico.

Préparation de la vignarola

Tourner les artichauts, les couper en quartiers et les frotter avec le citron avant de les plonger dans un saladier d’eau citronnée. Faire chauffer un filet d’huile d’olive dans un sautoir et faire colorer doucement le guanciale taillé en morceaux. Ajouter les cébettes et les asperges coupées en sifflets et les artichauts égouttés. Laisser cuire quelques minutes à couvert, ils doivent rester croquants. Blanchir les fèves et les petits pois séparément dans une casserole d’eau bouillante fortement salée pendant 2 minutes puis rafraîchir dans une glaçante. Faire égoutter et peler parfaitement. Incorporer au sautoir, saler, poivrer et déglacer avec le vin. Laisser réduire puis ajouter la sucrine coupée en quartiers. Saler et poivrer. Couvrir et laisser cuire une minute puis ajouter les feuilles de menthe. Terminer par un filet de jus de citron ou de vinaigre de muscat et un trait d’huile d’olive. Déguster chaud, tiède ou même froid.

Vignarola © Renards Gourmets
Vignarola © Renards Gourmets
Vignarola © Renards Gourmets
Vignarola © Renards Gourmets
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Royale de champignons printaniers

Royale de champignons printaniers

Royale de champignons © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 1 heure
 
Ingrédients :
 
Pour la royale
 
250 g de champignons de Paris
les parures des autres champignons
25 g de beurre salé
une pincée de muscade
6 grains de poivre blanc
25 g d’échalotes
100 g de crème liquide
2 œufs entiers
 
Pour la garniture

2 œufs entiers

8 girolles
8 morilles
une poignée de marasmes des oréades
8 amandes vertes
150 g de pousses d’épinards
100 g de pourpier
quelques brins d’estragon
30 g de beurre salé
1 gousse d’ail
1 échalote
fleur de sel
poivre noir

Une recette toute en élégance inspirée de la cuisine de Versailles.  Le choix des champignons peut évoluer au fil des saisons et les amandes sont facultatives.

1. Préparation des œufs parfaits

Faire cuire les 2 œufs au bain-marie pendant une heure à 65°.

2. Préparation de la royale de champignons

Préchauffer le four à 90°.

Émincer finement les champignons et ciseler les échalotes. Faire chauffer le beurre dans une cocotte et faire suer l’ensemble. Ajouter la crème, bien mélanger et laisser cuire 15 minutes sur feu doux. Mixer avec un mixer plongeant et laisser refroidir complètement. Ajouter les œufs, ajouter le poivre et la muscade, mixer de nouveau, tamiser pour obtenir un mélange bien lisse et réserver.

Mouler la royale dans deux ramequins de service et faire cuire au four dans un bain-marie pendant 25 minutes.

Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau. Elle doit ressortir bien propre.

3. Préparation de la garniture

Brosser les champignons et ciseler l’échalote, faire fondre avec 20 g de beurre dans une cocotte et laisser suer l’échalote. Ajouter les champignons et faire étuver 10 minutes à couvert avec la gousse d’ail en chemise écrasée. Saler et poivrer et ajouter les amandes fraîches pelées quelques secondes pour les tiédir.

Faire fondre les 10 g de beurre restants et laisser cuire jusqu’à ce qu’il devienne noisette. Faire tomber les épinards quelques secondes.

4. Finitions et dressage

Casser les œufs parfaits sur la royale, ajouter la garniture et servir avec un bon pain grillé.

Royale de champignons © Renards Gourmets
Royale de champignons © Renards Gourmets
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Agnolotti aux petits pois

Agnolotti à la ricotta, petits pois, pickles de girolles et émulsion de parmesan

Agnolotti © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour la pâte aux œufs
 
200 g de farine type 00
2 œufs frais
une pincée de sel
un trait d’huile d’olive
2 l de bouillon de volaille

Pour la farce

250 g de petits pois frais
100 g de ricotta
2 cuillères à soupe de parmesan
4 brins de marjolaine
sel et poivre
 
Pour la garniture

750 g de petits pois frais

8 petites girolles
50 ml de vinaigre de riz
25 ml de verjus
25 ml d’eau minérale
20 ml de miel de châtaignier
2 g de sel
 
100 g de lait entier
100 g de crème fraîche
50 g de parmesan

huile d’olive
beurre

La délicatesse des agnolotti est particulièrement agréable au printemps. La variété de farce en est infinie mais nous aimons particulièrement celles à base de légumes verts comme les épinards, les blettes ou encore les petits pois. Voici notre version avec les premières girolles de la saison.

1. Préparation de la pâte fraîche aux œufs

Disposer la farine dans un saladier, former un puits au centre, ajouter les œufs, le sel et l’huile d’olive. Mélanger avec une fourchette puis avec les mains sur un plan de travail en bois jusqu’à ce que la pâte soit lisse et homogène. Filmer et réserver au moins une heure au réfrigérateur.

2. Préparation de la farce

Écosser les petits pois et faire cuire 3 minutes dans une casserole d’eau fortement salée. Rafraîchir immédiatement sur glace. Éplucher tous les petits pois. Réserver les deux tiers pour la garniture et un tiers pour la farce.

Mixer la ricotta égouttée avec le parmesan, la marjolaine, le sel, le poivre et le tiers de petits pois. Tamiser pour obtenir une farce bien lisse. Disposer dans une poche à douille et réserver au frais.

3. Montage des agnolotti

Couper la pâte en trois et étaler à l’aide d’un laminoir jusqu’à ce qu’elle soit très fine. Disposer un boudin de farce et replier la pâte. Chasser l’air puis pincer les deux extrémités du boudin. Pincer alors le boudin tous les 3 ou 4 centimètres pour obtenir des portions régulières. Couper entre ces portions avec une roulette adaptée et réserver les agnolotti sur un linge légèrement fariné. Procéder ainsi jusqu’à épuisement de la pâte et de la farce.

4. Finitions et dressage

Brosser les girolles, porter le vinaigre, le verjus, l’eau, le miel et le sel à ébullition et verser sur les girolles. Laisser refroidir à température ambiante. Ces pickles se conservent une semaine au réfrigérateur.

Réchauffer et lustrer les petits pois au beurre, saler et poivrer puis tenir chaud.

Porter le bouillon de volaille à frémissement et faire pocher les agnolotti quelques minutes.

Faire chauffer sans faire bouillir le lait et la crème dans une casserole. Ajouter le parmesan, mixer, rectifier l’assaisonnement, chinoiser et tenir chaud.

Faire égoutter les agnolotti avant de les plonger directement dans le mélange de lait et de crème pour bien les enrober.

Disposer les petits pois et les girolles au fond d’une assiette creuse, garnir avec les agnolotti de nouveau égouttés. Mixer la crème et le lait au niveau de la surface avec un mixer plongeant pour obtenir une émulsion et ajouter celle-ci aux agnolotti. Terminer par quelques pousses et un filet d’huile d’olive.

Agnolotti © Renards Gourmets
Agnolotti © Renards Gourmets
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