Risotto aux châtaignes et au gorgonzola

Risotto aux châtaignes et au gorgonzola, vinaigre de Barolo de chez Cesare Giaccone

Risotto aux châtaignes © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 1 heure
 
Ingrédients :
 
125 g de riz Acquerello
20 châtaignes
1 échalote
50 cl de bouillon de volaille
1 verre de vin blanc sec (Langhe)
5 cl de jus de volaille
50 g de gorgonzola
beurre
2 tranches fines de pancetta
vinaigre de Barolo
1 branche de fenouil séchée
1 branche de romarin
poivre long
fleur de sel
 
 

Le risotto aux châtaignes est une recette typique de la province de Plaisance (Provincia di Piacenza) entre la région de l’Émilie-Romagne et la Plaine du Pô (Lombardie, Piémont, Ligurie). On utilise des châtaignes de montagne dès qu’elles tombent des arbres au mois d’octobre. On trouve une recette similaire à celle-ci en Sicile (Risu che pastigghi). Nous aimons terminer la préparation de ce risotto comme bien d’autres par quelques larmes de vinaigre. Celui de chez Cesare Giaccone qu’il élabore à partir de vin de Barolo est fantastique. Vous le trouverez chez Rap  (4 rue Fléchier dans le 9e arrondissement de Paris). Sa robe rubis, son parfum persistant, éthéré rappelle les fleurs de rose séchées, le foin des montagne et le sous-bois. Cesare Giaccone a débuté sa fabrication de vinaigre dans les années 70, au départ sa production était réservée à son propre restaurant à Alba. Avec le temps, celle-ci s’est étendue à un plus large public bien que ce produit reste rare et onéreux. Le vin est graduellement vieilli dans des fûts de mûrier, de chêne et de cerisier. C’est la « madre » qui permet de transformer le vin en vinaigre.

1. Préparation des châtaignes

Rincer les châtaignes puis les placer dans un saladier rempli d’eau froide. Débarrasser celles qui remontent à la surface, c’est le signe qu’elles sont véreuses. Canifer la partie bombée pour voir apparaître le fruit. Les disposer dans une casserole d’eau froide avec une branche de fenouil, porter à ébullition et faire cuire pendant 25 minutes. Peler les châtaignes à chaud et réserver. Diviser en deux, hacher la première grossièrement et la seconde plus finement. Conserver un peu d’eau de cuisson après l’avoir filtré.

2. Préparation du risotto

Porter à ébullition le bouillon de volaille. Ciseler finement l’échalote et la faire macérer dans une petite cuillère à café de vinaigre de Barolo. Émincer très finement la pancetta et la faire fondre dans une sauteuse. Hacher le romarin et le faire infuser dans la graisse fondue quelques secondes. Ajouter les châtaignes et bien mélanger pour les enrober. Ajouter le riz et attendre qu’il dégage un parfum de céréales. Mouiller avec le vin, laisser réduire parfaitement puis faire cuire le riz graduellement en ajoutant du bouillon chaud. La cuisson du riz doit être al-dente car celle-ci se poursuivra pendant le temps de repos. Ajouter le poivre râpé, le gorgonzola, un peu de jus de cuisson des châtaignes, le jus de volaille, une noix de beurre et l’échalote égouttée sans mélanger, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu.

3. Finitions et dressage

Mélanger en provoquant une émulsion et servir immédiatement.

Ce risotto peut être agrémenté de châtaignes entières liées au jus de rôti ou d’un peu de miel de châtaignier.

Soupe au pistou de pépé Croce

La soupe au pistou de pépé Croce

Soupe au pistou © Renards Gourmets
4 personnes
difficulté : facile
coût : bon marché
+/- 2 heures
 
Ingrédients
 
Pour la soupe

une courgette jaune
une courgette verte
4 jeunes carottes fanes
une grosse pomme de terre nouvelle
un oignon nouveau
une grosse tomate bien mûre
2 branches de céleri
3 gousses d’ail
un poireau
une petite poignée de haricots verts
une petite poignée de haricots blonds
une petite poignée de haricots pourpres
une petite poignée de haricots tigrés (ou borlotti)
une petite poignée de haricots plats
deux litre d’eau minérale
une cuillère à café de vinaigre de Barolo
gros sel
 
Pour le pistou

une gousse d’ail nouveau
un bouquet de basilic
huile d’olive

poivre
sel

Le grand père de Morgan adorait la soupe au pistou. Il partait très tôt le matin dans les rues de Nice pour aller acheter les meilleurs ingrédients, les courgettes les plus douces, les tomates les plus mûres, le basilic le plus parfumé. La mère de Morgan, lui prépare tous les étés, depuis qu’il est tout petit, la soupe de son père. Maintenant c’est à lui de s’y mettre en respectant scrupuleusement une recette simple mais merveilleuse. Tout le secret de la réussite de cette soupe réside dans l’amour qu’on y met et dans la qualité des légumes. Guettez sur les marchés les premiers haricots de la saison.

On peut agrémenter cette soupe de morceaux de lard ou de jambon, de vermicelles, de croûtons ou encore de fromage râpé.

1. Préparation de la soupe

Réserver les courgettes, les pommes de terre et la tomate.

Laver et gratter les carottes, retirer et réserver les fanes. Peler l’oignon. Effeuiller les branches de céleri, les réserver. Retirer le vert du poireau, le réserver. Écosser tous les haricots. Equetter les haricots verts. Placer les haricots blonds, pourpres et tigrés dans une grande cocotte en fonte ou en terre. Couper les haricots verts en tronçons réguliers de la même taille que les cocos, les ajouter. Couper les haricots plats en deux dans le sens de la longueur puis en tronçons de même dimension. Couper les carottes, l’oignon, le poireau et les branches de céleri en paysanne. Réunir l’ensemble dans la cocotte. Ajouter trois gousses d’ail pelées et coupées en deux.

Ficeler un bouquet avec les fanes de carottes, les tiges de basilic et le vert de poireau. L’ajouter.

Couvrir d’eau à une large phalange des légumes, saler à point. Porter à frémissement, écumer, couvrir et laisser étuver une dizaine de minutes à petit bouillon.

Monder et épépiner la tomate, peler la pomme de terre, les ajouter à la cocotte et prolonger la cuisson pendant trente cinq minutes.

Couper les courgettes légèrement plus gros que les autres légumes, les ajouter et prolonger la cuisson d’une bonne dizaine de minutes.

Vérifier l’assaisonnement, retirer le bouquet, ajouter le vinaigre.

Prélever une louche de légumes avec un peu de bouillon, mixer et remettre dans la soupe en mélangeant soigneusement.

2. Préparation du pistou

Disposer une prise de gros sel dans un mortier. Ajouter une partie des feuilles de basilic et travailler au mortier jusqu’à l’obtention d’une pâte. Ajouter l’ail pressé et le reste du basilic et continuer de travailler la préparation. Monter l’ensemble à l’huile d’olive.

3. Finitions et dressage

Verser la soupe dans une soupière, ajouter une cuillère de pistou, mélanger et apporter la soupière sur la table et le reste du pistou dans un joli plat de service.

Chaque convive peut à sa guise ajouter la quantité de pistou qu’il désire.

François Croce (à gauche sur la photo)
Soupe au pistou © Renards Gourmets
Soupe au pistou © Renards Gourmets

Tarte aux tomates cerises

Tarte estivale aux tomates cerises glacées au vinaigre de Barolo, basilic marseillais et piment basque

Tarte aux tomates cerises © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : facile
coût : bon marché
+/- 3 heures
 
Ingrédients :
 
Pour la pâte sablée

250 g de farine
150 g de beurre à température
1 jaune d’œuf
pincée de sel
5 cl d’eau tiède
1 cuillère à café de piment d’Espelette
 
Pour l’appareil

1 cuillère à soupe de moutarde Savora
1 cuillère à soupe de ricotta
1 pincée de poivre noir moulu
1 cuillère à soupe de parmesan

Pour la garniture

250 g de tomates cerises
1 cuillère à soupe de vinaigre de Barolo
basilic marseillais
une pincée de sucre
huile d’olive
sel
poivre


Ustensiles

Cercle à pâtisserie ou moule de 22 cm
Rouleau à pâtisserie
Billes d’argile pour cuisson

La nature est si bien faite que les premières journées de chaleur arrivent toujours en compagnie des tomates pour nous rafraichir et nous désaltérer. Tomates dont il est vivement conseillé d’abuser. Les tartes légumières de l’été sont un champ d’exploration infini, il suffit d’avoir une bonne recette de base pour la pâte et de laisser parler son imagination en rentrant du marché. Les feuilles du basilic marseillais sont plus petites et plus décoratives et leur goût est bien plus prononcé mais il est parfois difficile à se procurer. On pourra le remplacer néanmoins par du basilic commun ciselé au dernier moment.

1. Préparation de la pâte sablée au piment d’Espelette

Au moins deux heures avant, réunir dans un saladier la farine tamisée, le sel et le piment d’Espelette. Ajouter le beurre coupé en dès et pétrir l’ensemble pour bien l’amalgamer. Sabler, c’est à dire mélanger les éléments jusqu’à ce que l’ensemble ressemble à du sable. Ajouter l’œuf, puis l’eau. Bien amalgamer l’ensemble puis former une boule. Fraiser deux ou trois fois cette boule en l’écrasant avec la paume de la main. Reformer à nouveau une boule, la filmer et la laisser reposer 1 heure 30 au réfrigérateur. Récupérer la boule de pâte et l’étaler délicatement avec un rouleau à pâtisserie entre deux feuilles de papier sulfurisé. Beurrer le moule et disposer la pâte en fonçant bien. Piquer la pâte et la replacer au réfrigérateur pendant 30 minutes. Préchauffer le four à 180°. Récupérer la pâte, découper un cercle aux dimensions de l’intérieur de celle-ci dans du papier sulfurisé. Ajouter vos billes d’argile et enfourner jusqu’à belle coloration des bords. Retirer alors les billes et le papier sulfurisé et prolonger la cuisson de 5 minutes supplémentaires. Ajouter alors l’appareil puis cuire à nouveau 2 minutes pour le dessécher très légèrement. Disposer alors les tomates harmonieusement, les enduire d’un peu d’huile avec un pinceau et enfourner 5 minutes supplémentaires. La pâte étant très fragile, la laisser tiédir avant de démouler.

2. Préparation de l’appareil

Mélanger tous les éléments dans un bol et les fouetter vivement, laisser reposer au frais.

3. Préparation de la garniture

Laver les tomates et les couper en deux. Étaler un filet d’huile d’olive dans une poêle, saler et poivrer, ajouter le sucre et disposer les tomates en plaçant la chair au contact de la poêle. Chauffer vivement quelques minutes et ajouter le vinaigre. Laisser celui-ci s’évaporer et égoutter les tomates en les déplaçant délicatement sur du papier absorbant.

4. Finitions

Disposer quelques sommités de basilic marseillais entre les tomates, servir tiède ou froid avec un mesclun au vinaigre de Barolo par exemple.

Tarte aux tomates cerises © Renards Gourmets
Tarte aux tomates cerises © Renards Gourmets

Raviolis aux artichauts et à la sauge

Raviolis aux artichauts et aux pommes de terre, beurre de sauge et parmesan

Raviolis aux artichauts ©RenardsGourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 1 heure
+ 1 heure de repos
 
Ingrédients :
 
Pour la pâte fraîche aux œufs
 
200g de farine 00
+ un peu pour travailler la pâte

1 œuf entier
une pincée de sel
 
Pour la farce aux artichauts
 
1 botte d’artichauts poivrade
2 petites pommes de terre
1 feuille de laurier
10 feuilles de sauge
2 gousses d’ail
1 petit verre de vin blanc sec
1 citron
parmesan
vinaigre de Barolo
huile d’olive
beurre
sel
poivre
 
Autres
 
10 feuilles de sauge
pignons de pin
parmesan
huile d’olive
beurre
sel
poivre
 
Ustensiles
 
laminoir / rouleau à pâtisserie

C’est une recette toute simple et très agréable au printemps. Le goût de la farce est persistant et la saveur de la sauge épouse parfaitement celle des artichauts. De plus on pourra facilement utiliser le reste de farce pour en faire une tartinade apéritive semblable à une tapenade.

1. Préparation de la pâte fraîche aux œufs

Préparer la pâte au moins une heure à l’avance.
Mettre la farine dans un saladier, former un puits au centre, saler et ajouter les œufs. À l’aide d’une fourchette, en partant du centre, incorporer peu à peu les œufs à la farine. Au début la pâte sera grumeleuse mais c’est normal. Travailler ensuite la pâte au moins cinq bonnes minutes avec les mains en utilisant un plan de travail légèrement fariné. Replier la pâte sur elle-même jusqu’à ce qu’elle devienne lisse, souple et homogène. Couvrir d’un papier film et laisser reposer au frais.

2. Préparation de la farce aux artichauts

Tourner les artichauts en les trempant immédiatement dans un saladier d’eau citronnée. Conserver bien le cœur ainsi qu’un morceau de tige. Couper en quatre parties et réserver. Éplucher et laver les pommes de terre, puis les couper en gros quartiers. Bien sécher tous les éléments dans un linge. Chauffer un filet d’huile d’olive dans une casserole et ajouter les artichauts et les pommes de terre à feu assez vif. Une fois que les légumes sont légèrement colorés, verser le vin blanc pour déglacer. Laisser évaporer puis ajouter les gousses d’ail claquées, les feuilles de sauge, le laurier, le sel et le poivre. Couvrir un peu en-dessous du niveau avec de l’eau ou du fond blanc. Couvrir la casserole et laisser cuire à feu doux 20 minutes jusqu’à ce que tous les ingrédients soient bien cuits. Découvrir pour laisser évaporer un peu le trop-plein de liquide. Éteindre le feu. Ajouter un filet d’huile d’olive de qualité et une cuillère à café de vinaigre de Barolo. Retirer la feuille de laurier. Mixer à l’aide d’un mixeur plongeant. Ajouter deux bonnes cuillères à soupe de parmesan et laisser refroidir cette farce. Idéalement on pourra préparer la farce la veille pour la garder toute une nuit au réfrigérateur.

3. Montage des raviolis

Au moins une heure plus tard, prélever un tiers de la pâte, l’aplatir avec les mains, la fariner légèrement et la passer au laminoir en partant de la plus grosse épaisseur, puis la passer dans l’épaisseur suivante et ainsi de suite en farinant de temps en temps si nécessaire jusqu’à l’épaisseur souhaitée, c’est-à-dire assez fine pour qu’il soit possible de voir ses mains au travers. Poser la pâte sur le plan de travail et déposer une cuillère à café de farce tous les 5 centimètres. Replier la pâte sur elle-même pour enfermer la farce. A l’aide d’un couteau, d’un emporte-pièce ou d’une roulette à pâtisserie, former les raviolis en chassant bien l’air à chaque fois pour éviter qu’ils ne se percent à la cuisson. Les ranger les uns à coté des autres dans un torchon fariné. Procéder de même avec le reste de la pâte.

4. Cuisson des pâtes

Porter un grand volume d’eau salée à ébullition et y plonger les raviolis environ une minute. Pendant ce temps, chauffer une poêle à blanc et ajouter les pignons pour les faire dorer. Les réserver de coté. Dans cette même poêle, chauffer un mélange d’huile d’olive et de beurre, ajouter les feuilles de sauge, un peu de sel et de poivre. Ajouter une louche d’eau de cuisson des raviolis. Égoutter les raviolis une fois cuits et les ajouter directement à la sauce au beurre de sauge. Bien mélanger en faisant sauter et tourner les raviolis dans la sauce pour bien les enrober.

5. Finitions et dressage

Disposer les raviolis dans une assiette creuse, parsemer de parmesan fraîchement râpé, de poivre, de fleur de sel et d’un filet d’huile d’olive.

Artichauts © RenardsGourmets
Artichauts © RenardsGourmets

Le houmous tel que nous l’aimons

Le houmous tel que nous l'aimons

Houmous © Renards Gourmets
4 personnes
difficulté : facile
coût : moyen
+/- 45 minutes
+ une nuit de trempage
 
Ingrédients :
 
200 g de pois chiches
1 oignon
1 carotte
1 branche de céleri
1 cuillère à soupe de
pâte de sésame torréfié
huile d’olive
bouillon de légumes
1 cuillère à soupe de yaourt
une pincée de bicarbonate

On parle du houmous depuis le VIIe siècle avant Jésus Christ en Mésopotamie, son origine est très disputée mais une chose est certaine c’est que l’idée de mélanger de la purée de pois chiches et de la pâte de sésame est originaire du Croissant fertile. Cette délicieuse préparation se déguste sur une tranche de pain pita mais peut également servir de garniture pour de nombreux plats de poisson ou de viande. Cette recette n’est pas traditionnelle mais c’est celle que nous aimons avec un goût de pois chiche très prononcé.

Nous utilisons des pois chiches de chez Philippe Guichard disponible chez Agrology (15 rue de Prague 75012 Paris) et la pâte de sésame torréfiée de chez Kilikio (34 Rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris)

Préparation du houmous

Faire tremper les pois chiches dans de l’eau froide pendant toute une nuit, les faire égoutter et les laisser germer 4 heures à l’air libre.

Couper la carotte, la branche de céleri et l’oignon en mirepoix et faire suer à l’huile d’olive dans une cocotte en fonte. Ajouter les pois chiches, mélanger, couvrir à hauteur avec le bouillon de légumes et ajouter le bicarbonate. Laisser mijoter 25 minutes. Débarrasser la garniture, conserver une partie des pois-chiches pour le dressage, peler les autres et les mixer. Tamiser pour obtenir une purée bien fine. Conserver le jus de cuisson et le faire réduire jusqu’à belle consistance pour en concentrer les arômes. Ajouter aux pois chiches la crème de sésame torréfiée et mixer. Monter progressivement à l’huile d’olive puis fouetter énergiquement avec le yaourt et le jus de cuisson réduit et chinoisé. La purée de pois chiches doit être lisse et onctueuse.

Garnir de pois chiches entiers, d’échalotes marinées, de poudre de laurier, de sumac, de citron noir et d’un filet d’huile d’olive. Le zaatar, le piment, le cumin ou encore les graines de fenouil sont d’excellentes garnitures pour le houmous.

Houmous © Renards Gourmets
Houmous © RenardsGourmets
Houmous © RenardsGourmets
Houmous © RenardsGourmets