Rossini de canard sauvage, petit pâté chaud

Filet de canard sauvage "Rossini", petit pâté chaud aux abattis

Rossini de canard sauvage © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : difficile
coût : moyen
+/- 2 heures
+ une nuit de repos
 
Ingrédients :
 
Pour le colvert

un colvert de chasse
fine champagne
sel et poivre

une petite tranche de lard de Colonnata
une échalote grise
2 baies de genièvre
un petit morceau de laurier
2,5 cl de fine champagne
5 cl de vin rouge
sel et poivre

un morceau de foie gras frais

un œuf
2,5 cl de crème fluide
fine champagne
sel et poivre
 
Pour la sauce

La carcasse du colvert
huile de pépins de raisin
beurre
une échalote grise
2 baies de genièvre
3 grains de poivre noir
une petite branche de fenouil sec
2,5 cl de vinaigre de Banyuls
2,5 cl de porto
15 cl de vin rouge
5 cl de jus de canard (ou de gibier)

Pour les finitions

350 g de feuilletage
un jaune d’œuf

une crépinette nettoyée

Cette recette est réalisée en collaboration avec InterProchasse pour le site Je Cuisine du Gibier. Retrouvez-y de nombreuses idées sur la façon d’accommoder ces viandes qui possèdent d’exceptionnelles qualités gustatives et nutritionnelles.

En saison on pourra également agrémenter le petit pâté de quelques trompettes-de-la-mort sautées au beurre.

1. Préparation du canard sauvage

Plumer, flamber et vider le colvert, conserver le cœur, le foie et le gésier pour la réalisation du petit pâté. Lever les cuisses et les filets, retirer toute la peau. Désosser parfaitement les cuisses et les ailerons, éliminer les nerfs. Conserver tous les os pour la réalisation du jus. Parer les filets, retirer les aiguillettes. Disposer les filets dans un petit bac, saler, poivrer, ajouter une larme de fine champagne, couvrir et réserver au réfrigérateur.

Rassembler la chair des aiguillettes, des ailerons et des cuisses et passer au hachoir à viande grille moyenne. Réserver.

2. Préparation de la farce à gratin

Réduire le lard de Colonnata en fine pâte à la pointe du couteau, le faire fondre dans un petit sautoir tout doucement. Augmenter la température et faire saisir le foie du colvert, le débarrasser encore saignant sur une plaque posée sur de la glace. Faire sauter le gésier nettoyé et le cœur dans la même graisse. Ajouter l’échalote finement émincée, les baies de genièvre et la feuille de laurier. Laisser suer, ajouter la fine, flamber, laisser réduire à glace puis couvrir à mi hauteur avec le vin. Porter à frémissement et laisser réduire à feu doux jusqu’à l’obtention d’une consistance sirupeuse. Poivrer généreusement, saler légèrement et laisser refroidir complètement. Retirer le laurier, ajouter le foie et mixer l’ensemble jusqu’à l’obtention d’une purée. Passer au tamis et réserver.

3. Préparation du foie gras

Tailler une petite escalope de foie gras bien frais et non déveiné, saler, faire chauffer un sautoir à feu très vif et faire cuire le foie, 10 secondes sur chaque face. Le débarrasser sur un papier absorbant pour le dégraisser et laisser complètement refroidir.

4. Préparation de la farce

Mélanger les chairs de colvert hachées, la farce à gratin, le blanc d’œuf et la crème, assaisonner de sel et de poivre, ajouter la fine champagne et mouler la moitié de cette farce dans un petit ramequin à soufflé chemisé d’une feuille de film alimentaire. Insérer l’escalope de foie gras en tassant légèrement. Garnir le reste du moule avec la farce restante. Mettre sous-vide et faire cuire au bain-marie pendant une heure à 59°C. Laisser tiédir puis réserver au froid toute une nuit sous une petite presse.

5. Préparation de la ballotine de colvert

Tailler dans le foie deux tranches de la même dimension que les filets. Assaisonner de sel et de poivre puis disposer sur les filets. Rouler chaque composition dans du film alimentaire supportant la cuisson, mettre sous-vide et faire cuire pendant 30 minutes à 60°c. Rafraîchir immédiatement dans une glaçante et laisser reposer toute une nuit au réfrigérateur.

6. Préparation de la sauce

Concasser tous les os et les parures, faire chauffer un filet d’huile dans une cocotte et faire rissoler. Ajouter une noix de beurre pour aider à la caramélisation. Ciseler une échalote, la faire suer dans la même cocotte avec les grains de poivre, les baies de genièvre et la branche de fenouil séché. Dégraisser parfaitement puis ajouter le vinaigre, laisser réduire à glace puis mouiller avec le porto, laisser de nouveau réduire et mouiller en trois fois avec le vin en faisant réduire à chaque étape. Terminer par le vin restant aux deux tiers des os et compléter à hauteur avec le jus de gibier. Porter à frémissement et laisser mijoter deux heures. Chinoiser en foulant et réserver toute une nuit au réfrigérateur.

7. Montage du petit pâté

Abaisser un morceau de pâte feuilletée, démouler l’insert cuit, l’essuyer dans du papier absorbant et le déposer au centre de l’abaisse. Dorer la bordure au jaune d’œuf puis masquer avec une seconde abaisse en chassant parfaitement l’air. Pincer les bords et éliminer l’excèdent de pâte avec un cercle à pâtisserie. Chiqueter les bords avec le dos d’une lame de couteau, les dents d’une fourchette ou un cure-dent. Retirer la farine qui se trouve sur la pâte à l’aide d’un petit pinceau sec, déplacer sur une grille habillée de papier parcheminé. Dorer au jaune d’œuf et réserver une vingtaine de minutes au froid. Dorer une seconde fois, réserver de nouveau puis historier avec un couteau d’office. Piquer également la bordure, la cheminée et quelques endroits de la tourne d’un petit coup sec de cure-dent afin que la vapeur puisse s’échapper durant la cuisson.

Préchauffer le four à 180°C et enfourner le petit pâté une vingtaine de minutes ou jusqu’à ce qu’il soit parfaitement doré. Laisser au repos une vingtaine de minutes dans un endroit chaud.

8. Finitions et dressage

Faire réduire la sauce à consistance, lier si nécessaire avec un peu d’arrow-root, corriger l’assaisonnement avec un peu de vinaigre, de sel et de poivre si nécessaire. Monter au beurre et réserver.

Faire chauffer vivement un sautoir, ajouter un filet d’huile, emballer les ballotines dans la crépinette dégorgée et essorée. Ficeler pour maintenir la forme et faire saisir en démarrant par le côté où se trouve le filet de canard. Baisser le feu, ajouter une noix de beurre et arroser continuellement pour réchauffer le foie gras et cuire la crépinette sans brusquer le foie. Débarrasser sur un papier absorbant pour dégraisser.

Réchauffer le pâté une paire de minutes puis découper en parts.

Déficeler les ballotines, couper en bouchées et servir avec une part de pâté, la sauce et une petite salade bien vinaigrée à côté. Déguster bien chaud.

Rossini de canard sauvage © Renards Gourmets
Rossini de canard sauvage © Renards Gourmets

Civet de lièvre à la française

Civet de lièvre à la française, macaroni au gratin

Civet de lièvre © Renards Gourmets
4 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 48 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le fond de lièvre
 
un beau et jeune lièvre de 3,5 kilos tiré à la tête
vinaigre de vin
huile de pépins de raisin
beurre cru très frais
le blanc de 7 cives rouges
un petit verre de fine champagne
une bouteille de vin rouge de qualité
3 grains de poivre long rouge
3 grains de poivre noir de Kampot
2 feuilles de laurier bien fraîches
un gros bouquet de thym, hysope, sarriette, serpolet et marjolaine
 
Pour le civet

le vert des mêmes cives
une crépine de porc bien propre
un mélange des mêmes herbes
2 c.a.s de lard de Colonnata haché
sel et poivre

 

4 cives pour la liaison

Pour le gratin de macaroni
 
150 g de Zitone
une gousse d’ail
une branche de fenouil sec
4 grains de poivre blanc
une feuille de laurier
un brin de thym
gros sel
 
15 g de farine
22,5 g de beurre
22 cl de lait entier
muscade, poivre blanc, sel
parmesan
beurre

Le terme de civet viendrait du mot cive, c’est-à-dire l’ancien nom de l’oignon (caepatum, caepa en latin) car celui-ci est toujours utilisé pour parfumer la sauce du petit gibier à poil. On y ajoute également du vin, invariablement rouge aujourd’hui mais uniquement blanc jusqu’au début du XIXe siècle. Le sang de l’animal intervient également comme élément de liaison, en tout cas ce fut ainsi en un temps où rien ne se perdait dans les campagnes. Dans la confection d’un civet, c’est d’avantage la symbolique du sang que son utilité qui les rendra indissociables dès le début du XXe siècle. Aujourd’hui avec l’industrialisation de chaque chose et la complexité de se procurer un animal en poil la pratique s’est peu à peu perdue. Le civet retrouve ainsi ses poncifs d’autrefois, le vin, l’oignon et la bête à poils. Si le civet n’est pas lié au sang il prendra alors parfois le nom de gibelotte.

Le civet de lièvre est entouré de croyances et de mysticisme, il fut longtemps le préféré des braconniers. La mauvaise réputation du lièvre conduira même en 751 le pape Zacharie à le déclarer impur. D’après lui, la bête aux vices ignobles étant lubrique elle ne pouvait être propre à la consommation du chrétien, elle aurait d’après lui influencé l’homme à commettre les pires péchés. Le petit peuple adopta l’interdit mais pour une raison plus pratique, en effet le lièvre digère en deux temps, autrement dit, il réabsorbe ses déjections, cette pratique en choqua plus d’un qui laissèrent errer les lièvres aux bois pour le plus grand plaisir des braconniers qui eux, n’avaient pas d’autres menus à s’offrir. Le Lévitique ne précise t’il pas : « Vous tiendrez pour impur le lièvre parce que, bien que ruminant, il n’a pas le sabot fourchu« . En dépit des croyances de la vox populi, et des interdits pontificaux, lièvre et civet se rencontrèrent pour le plus grand plaisir des gourmets. De cette rencontre la réputation du lièvre s’améliora grandement, il fut alors loué pour ses propriétés médicinales et la qualité de sa chair. Jean Geiler de Kaysersberg prédicateur entre 1478 et 1510 proposa même comme sermons « Le civet de lièvre » (Der Has im Pfeffer) D’après ce sermon, le chrétien comme le lièvre doit aller en courant pour faire le bien. En fuyant les meutes de chiens il fuirait les mauvais esprit. Quand vient le moment du dépiautage du lièvre, en tirant la peau par-dessus les oreilles, c’est de son orgueil dont on se débarrasse.

Le célèbre gastronome Curnonsky prétendait que le civet à la parisienne était un civet clair, sans liaison au sang, pour lui ce sont les Savoyards qui effectuent ainsi la liaison  pour rendre sa sauce plus noire que l’encre. Pour Curnonsky on ne peut parler de civet que lorsque sang il y a.

En 1651 François Pierre de la Varenne, auteur de Le Cuisinier françois décrit le civet dans ses grandes lignes ; découper le lièvre en morceaux, l’empoter dans un bouillon, le cuire vert-cuit (mi-cuit) avec un bouquet, ajouter vin, farine, oignon et fort peu de vinaigre.

Nous avons opéré des choix drastiques pour cette recette, pas de marinade, pas de rissolage des viandes, elles ne sont pas non plus singées. La garniture aromatique se focalise uniquement sur les herbes pour obtenir une grande fraîcheur, bienvenue avec un tel plat.

Le choix du vin est primordiale, il faudra choisir un grand Nebbiolo, un vin de la Province de Sienne, un vieux Bordeaux ou un beau Mourvèdre de Provence. Nous avons opté pour un Amarone della Valpolicella en biodynamie.

Le macaroni au gratin également appelé Le macaroni ou Le parmesan est une recette du XVIIe siècle citée entre-autre par l’aventurier vénitien Casanova. On peut, si on le souhaite, l’agrémenter de quelques truffes.

Pour les âmes sensibles, il est possible d’arrondir la sauce avec une petite cuillère à café de cacao en poudre.

1. Préparation du lièvre

Peler et dépouiller le lièvre, éliminer la tête et le bout des pattes. Récupérer le sang, ajouter un trait de vinaigre, mélanger et réserver au réfrigérateur. Nettoyer consciencieusement le foie, le cœur, les poumons et les rognons en retirant la fine pellicule qui se trouve dessus. Éliminer tout le reste. Lever les cuisses et les épaules, les désosser parfaitement, retirer tous les nerfs et les aponévroses. Découper par muscles et réserver. Lever également le dos et le réserver pour une autre recette. Récupérer tous les os et parures, les concasser.

2. Préparation du fond de lièvre

Faire chauffer un filet d’huile dans une cocotte, ajouter les os et parures de lièvre pour les faire rissoler. Ajouter une grosse noix de beurre et laisser cuire dans le beurre moussant jusqu’à ce que les os soient bien rôtis. Ajouter les cives ciselées, laisser suer puis dégraisser parfaitement. Mouiller avec la fine, laisser réduire à glace puis mouiller en sept fois avec le vin, une petite quantité à chaque étape en faisant toujours réduire. Ajouter finalement le vin restant qui doit couvrir les os, porter à frémissement, flamber puis ajouter toute la garniture aromatique. Couvrir pour infuser et laisser complètement refroidir. Transférer dans un sac de cuisson sous-vide et faire cuire durant six heures à soixante six degrés. Filtrer et laisser parfaitement refroidir.

3. Préparation du civet

Faire tremper la crépine dans un bol d’eau vinaigrée.

Disposer chaque morceau de lièvre sur un petit bout de crépine égouttée. Ajouter un peu de lard, un vert de cive, du sel, du poivre et le mélange d’herbes. Replier pour obtenir des petits fagots et procéder ainsi jusqu’à épuisement des morceaux de lièvre.

Disposer dans un sac de cuisson sous-vide avec le fond de lièvre et faire cuire pendant trente six heures à soixante six degrés

Filtrer, faire décanter les morceaux de lièvre après les avoir débarrassés de la crépine et de la garniture aromatique. Tenir chaud dans une étuve.

Dégraisser parfaitement la sauce, la disposer dans une casserole et porter à frémissement.

Mixer les abats (sauf le foie) et verser une petite louche de sauce dessus, mélanger puis verser le tout dans la casserole et laisser cuire une vingtaine de minutes à feu très doux.

3. Préparation du gratin

Disposer l’ail, les branches de fenouil, les grains de poivre, le laurier et le thym dans une casserole remplie d’eau. Porter à ébullition, saler au gros sel, casser les Zitone en deux et faire cuire pendant huit minutes. Faire égoutter puis transférer sur un torchon en collant les pâtes les unes contre les autres. Couvrir avec un autre linge et laisser reposer une vingtaine de minutes au réfrigérateur.

Faire chauffer le beurre, ajouter la farine, mélanger au fouet. Une fois la farine cuite, verser le lait froid en une seule fois et laisser cuire en mélangeant continuellement jusqu’à l’obtention d’une béchamel fluide mais consistante. Ajouter muscade, poivre et sel.

Couper trois disques de Zitone avec un emporte-pièce, graisser un moule à timbale avec du beurre et placer un premier cercle au fond. Ajouter un tiers de la béchamel, du parmesan fraîchement râpé en abondance et une seconde couche de Zitone. Procéder ainsi sur trois étages en terminant par la béchamel et le parmesan.

4. Finitions et dressage

Filtrer la sauce puis ajouter le sang mixé avec le foie en vannant et laisser cuire une vingtaine de minutes sur feu très doux, rectifier l’assaisonnement en sel, poivre, vinaigre et fine champagne puis filtrer une dernière fois directement sur les morceaux de lièvre. Laisser mijoter une dizaine de minutes sur feu très doux afin que la viande se gorge de sauce. Elle ne doit jamais dépasser 70°C.

Préchauffer le four à 180°C et enfourner le gratin une vingtaine de minutes ou jusqu’à ce qu’il soit bien doré.

Disposer les morceaux de civet bien enrobés dans un plat en argent et la sauce restante dans une saucière. Placer les différentes garnitures dans des raviers et porter le tout à table. Effectuer le service devant les convives et déguster très chaud avec votre meilleur vin.

Civet de lièvre © Renards Gourmets
Civet de lièvre © Renards Gourmets
Civet de lièvre © Renards Gourmets
Civet de lièvre © Renards Gourmets

Côtelette de perdreau Romanov de l’Auberge de l’Ill

Côtelette de perdreau "Romanov" de l'Auberge de l'Ill

Côtelette de perdreau Romanov © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour la côtelette de perdreau

un beau perdreau de chasse (rouge ou gris)

3 baies de genièvre
une branche de sel
2 c.a.s de sel
une pincée de sucre

200 g d’échine de porc
une crépine
un chou de Milan

une belle escalope de foie gras d’oie ou de canard.

cognac
porto rouge
un œuf entier

sel et poivre
beurre
 
Pour la sauce

huile de pépins de raisin
une échalote
2,5 cl de vinaigre de vin rouge
2,5 cl de cognac
5 cl de porto
15 cl de jus de gibier à plumes

Cette divine recette est une création du chef Paul Haeberlin décédé en 2008 et père de l’actuel propriétaire du restaurant l’Auberge de l’Ill d’Illhaeusern en Alsace, Marc Haeberlin. Elle est surnommée côtelette « Romanov » en l’honneur de la famille du Tsar et s’inspire de la cuisine d’Urbain Dubois, maître cuisinier du XIXe siècle qui officia pour le Prince Orlov. Au restaurant de la famille Haeberlin, ce plat se prépare avec du pigeonneau ou du perdreau en fonction de la saison. On y glisse parfois une belle lamelle de truffe entre le foie gras et le filet et on ajoute les pelures de la truffe dans la sauce afin d’obtenir une sauce Périgueux. Nous avons respecté sa recette à la lettre.

1. Préparation du perdreau

Plumer, flamber et vider le perdreau en conservant le foie et le cœur. Lever les cuisses, retirer l’os, éliminer une partie des ongles, passer les écailles à la flamme et les retirer avec un torchon. Disposer les cuisses dans un petit plat avec le sucre, le sel, les baies de genièvre et les branches de thym. Placer une plaque sur le dessus pour les presser et réserver pendant une heure au réfrigérateur.

Lever les filets, retirer la peau et réserver. Concasser toute la carcasse pour la réalisation du jus.

2. Préparation de la côtelette de perdreau

Placer le hachoir à viande au réfrigérateur.

Faire tremper la crépine dans un bol d’eau légèrement vinaigrée.

Effeuiller le chou et faire blanchir une paire de belles feuilles vertes dans une casserole d’eau bouillante fortement salée. Laisser cuire pendant quatre minutes et rafraîchir dans une glaçante. Faire égoutter, éliminer les côtes et tailler en large rectangle.

Rincer les cuisses de perdreau et les faire blanchir pendant cinq minutes dans la même eau. Rafraîchir immédiatement.

Tailler une escalope de foie gras non déveiné, Faire cuire dans une poêle très chaude une minute sur chaque face. Débarrasser, faire refroidir rapidement puis tailler en deux dans le sens de l’épaisseur.

Hacher finement le foie et le cœur de perdreau.

Faire mariner les filets avec un trait de cognac et de porto. Saler et poivrer.

Passer l’échine de porc au hachoir, ajouter les abats du perdreau, le cognac et le porto. Assaisonner de sel et de poivre, ajouter l’œuf et mélanger intimement.

Étaler la crépine sur une planche, disposer une grosse cuillère à soupe de farce contre une bordure en l’étalant finement d’une dimension légèrement supérieure à la taille du filet. Ajouter la feuille de chou en conservant un léger débord de farce d’un côté. Poser la cuisse au bord, la demi escalope de foie gras, le filet mariné puis replier la feuille de chou afin de masquer le filet. Ajouter une cuillère de farce sur le dessus, l’étaler finement. Couper l’excédent de crépine en conservant un morceau assez grand pour pouvoir emballer la côtelette de perdreau. Replier en serrant bien pour obtenir une forme régulière et une consistance ferme. Disposer dans un plat légèrement beurré et procéder de même pour la seconde côtelette.

3. Préparation de la sauce

Faire chauffer un filet d’huile dans une casserole, ajouter les morceaux de carcasse et parures de perdreau et laisser colorer. Ajouter une noix de beurre pour parfaire la caramélisation. Ciseler finement l’échalote, la laisser suer puis ajouter la garniture aromatique. Dégraisser parfaitement la casserole, remettre tous les éléments et déglacer avec le vinaigre. Laisser réduire à sec, mouiller avec le cognac et laisser réduire à l’état de glace. Mouiller de nouveau avec le porto et laisser réduire à glace. Ajouter finalement le jus de gibier à plumes à hauteur. Porter à frémissement et laisser mijoter une quarantaine de minutes en écumant régulièrement. Chinoiser en foulant et faire réduire à consistance. Lier si nécessaire et corriger l’assaisonnement avec un peu de vinaigre, de sel et de poivre si nécessaire.

4. Préparation de la garniture

Tailler six feuilles de chou en très fine julienne, les faire blanchir une paire de minutes dans une casserole d’eau bouillante fortement salée puis faire égoutter.

Faire chauffer une noix de beurre dans un sautoir et faire tomber le chou. Saler légèrement et couvrir pour étuver une quinzaine de minutes puis tenir chaud.

5. Finitions et dressage

Préchauffer le four à 210°C.

Enfourner les côtelettes pendant quinze minutes en les arrosant de temps en temps.

Disposer une feuille de papier cuisson et laisser reposer quinze minutes hors du four.

Monter la sauce avec une noisette de beurre.

Réchauffer les côtelettes une paire de minutes.

Beurrer légèrement un cercle, mouler la julienne de chou au centre des assiettes. Faire égoutter les côtelettes sur du papier absorbant. Couper à un centimètre du bord pour obtenir une coupe nette. Couper à un tiers, disposer à plat contre le chou et ajouter le reste de la côtelette en laissant dépasser la patte sur le bord de l’assiette. Garnir de sauce bien chaude et servir immédiatement.

Côtelette de perdreau Romanov © Renards Gourmets
Côtelette de perdreau Romanov © Renards Gourmets
Côtelette de perdreau Romanov © Renards Gourmets

Coppa di testa cuite dans un bouillon de branches de fenouil

Coppa di testa cuite dans un bouillon d'oranges et de branches de fenouil sauvage comme dans les montagnes d'Ombrie

Coppa di testa © Renards Gourmets
8/10 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 4 heures
+ 24 heures de saumurage
+ 24 heures de repos
 
Ingrédients :
 
Pour la saumure

1/2 tête de cochon
5 litres d’eau
220 g de sucre
550 g de sel
8 clous de girofle
6 grains de poivre noir
6 grains de poivre long
le zeste séché de deux oranges
2 bâtons de fenouil sec
8 feuilles de laurier en stigmates
 
Pour le bouillon

4 clous de girofle piqués dans un oignon
2 branches de céleri
3 gousses d’ail
une dizaine de branches de fenouil sec
5 feuilles d’oranger

Pour le montage

une c.a.c de macis en poudre
une c.a.c de girofle en poudre
une c.a.c de cannelle en poudre
une c.a.c de baies de la Jamaïque en poudre
une c.a.s de graines de fenouil en poudre
une orange non traitée
une poignée de pistaches mondées

La coppa di testa, testa in cassetta ou sopressata di testa est une charcuterie d’Italie centrale à base de tête de cochon cuite, désossée et moulée. Elle se rapproche de la hure de sanglier ou du fromage de tête. Nous avons découvert ce petit délice au marché couvert de Padoue et nous sommes empressés d’apprendre à en préparer en rentrant.

A déguster avec des petits pains au saindoux, de la mostarda ou une salade et un délicieux vin orange italien.

La coppa di testa se conserve cinq ou six jours au réfrigérateur.

Les stigmates de laurier sont des brisures de feuilles séchées.

1. Préparation de la saumure

Passer la tête de cochon sous la flamme d’un chalumeau pour brûler la soie, gratter l’oreille avec un couteau.

Réunir tous les ingrédients en dehors de la tête de cochon dans une grande casserole, porter à ébullition en mélangeant soigneusement et laisser parfaitement refroidir. Verser cette saumure sur la tête, couvrir et laisser reposer pendant vingt-quatre heures au réfrigérateur.

2. Cuisson de la tête de cochon

Faire décanter la tête de cochon, éliminer la saumure. Rincer soigneusement la tête une dizaine de minutes sous un filet d’eau froide. La placer dans une grande casserole, porter à frémissement en écumant parfaitement. Ajouter la garniture aromatique et laisser cuire à petit feu pendant trois heures.

3. Montage de la coppa di testa

Faire décanter la tête de cochon, la désosser entièrement, elle doit se détacher seule. Couper les oreilles en fine julienne, la joue et la langue en carrés et les parties plus gélatineuses en petits morceaux. Disposer toute la chair sur une planche, ajouter toutes les épices ainsi que la peau d’orange taillée en très fine julienne et débarrassée de son ziste blanc. Vérifier l’assaisonnement.

Replacer dans une nouvelle casserole et couvrir à hauteur de bouillon chaud. Porter à frémissement et laisser cuire une heure de plus. Disposer dans une terrine en ajoutant un peu de bouillon et des pistaches au fur et à mesure du montage. Presser la terrine, laisser légèrement tiédir et réserver au réfrigérateur pendant vingt-quatre heures.

4. Finitions et dressage

Démouler la terrine en la faisant légèrement chauffer avec la flamme d’un chalumeau. Couper en fines tranches et déguster avec de la mostarda, des petits pains au saindoux ou une belle salade.

Coppa di testa © Renards Gourmets

Grives du pauvre de Provence

Grives du pauvre des vieilles maisons provençales

Grives du pauvre © Renards Gourmets
4 personnes
difficulté : facile
coût : bon marché
+/- 30 minutes
 
Ingrédients :
 
une paire de saucisses
20 grains de genièvre
20 câpres au vinaigre
20 olives de Nyons
une pincée de poivre noir
une c.a.s de lard de Colonnata
un pain d’épeautre ou une baguette

une salade frisée
une gousse d’ail
huile d’olive
vinaigre de Barolo
sel et poivre

Grives du pauvre. Voici une très ancienne recette de la région de Brignoles et de Draguignan qui remplace hors saison ou lorsque la chasse est mauvaise, les croustou aux grives.

Nous avons dégusté ce plat avec un beau vin rouge de Bandol.

Les croustou peuvent également être cuits à la cheminée.

1. Préparation de la farce

Piler les grains de genièvre avec les câpres, les olives dénoyautées et une prise de poivre noir. Ajouter la pâte de lard puis les saucisses débarrassées de leurs boyaux. Mêler intimement cette pâte et réserver.

2. Finitions et dressage

Préchauffer le four à 180°C.

Tailler de belles tranches dans une baguette ou du pain de campagne. Masquer généreusement de farce et enfourner quinze à vingt minutes ou jusqu’à ce que la farce soit colorée.

Laver la salade, la couper grossièrement. Écraser la gousse d’ail avec les dents d’une fourchette dans un saladier en bois d’olivier, ajouter l’huile d’olive et fouetter cette préparation pour la lier. Ajouter la salade, du sel, du poivre et quelques gouttes de très bon vinaigre de vin.

Disposer la salade d’une part et les grives du pauvre d’une autre. Déguster bien chaud en oubliant pas La Coupo Santo.

Grives du pauvre © Renards Gourmets

Côte de veau gratinée façon Orloff

Côte de veau gratinée au comté façon Orloff

Côte de veau Orloff © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour la côte Orloff

3 champignons de Paris
une échalote
une brindille de thym
5 cl de madère
beurre, sel et poivre

un petit oignon doux des Cévennes
beurre, sel et poivre

une belle côte de veau
poivre blanc du Penja
beurre
sel

comté jeune
 
Pour le jus de veau

une échalote
3 gousses d’ail
un brin de thym
5 grains de poivre blanc
2,5 cl de vinaigre de vin rouge
2,5 cl de porto rouge
2,5 cl de vin rouge
15 cl de jus de veau

Pour la garniture

une poignée d’épinards
une gousse d’ail
sel et poivre
2 champignons de Paris
un citron

Nous devons la recette du veau Orloff au célèbre cuisinier français du XIXe siècle Urbain Dubois qui officia au service du prince Alexeï Fiodorovitch Orlov, ambassadeur de Russie en France. Si la version traditionnelle se prépare avec une selle de veau ou un carré entier, nous l’avons adapté et nous sommes dispensé de la sauce Mornay en ajoutant uniquement un peu de fromage.

1. Préparation de la duxelles

Nettoyer soigneusement les champignons, séparer et parer les pieds, les réserver. Couper les chapeaux le plus finement possible. Émincer l’échalote et effeuiller le thym. Faire chauffer une noix de beurre dans un sautoir, faire suer l’échalote avec les feuilles de thym puis ajouter les champignons. Laisser cuire à feu moyen jusqu’à ce que toute l’eau de végétation soit rendue. Ajouter le madère et laisser réduire à sec. Assaisonner , débarrasser et laisser refroidir.

2. Préparation de la purée soubise

Émincer le plus finement possible l’oignon. Faire chauffer une noix de beurre et un fond d’eau puis ajouter les oignons. Couvrir avec une feuille de papier sulfurisée percée en son centre. Laisser mijoter une demi heure puis assaisonner et mixer pour obtenir une purée dense. Réserver.

3. Préparation de la côte de veau

Manchonner soigneusement et ficeler la côte de veau. Réserver toutes les parures. Saler sur toutes les faces, faire chauffer un filet d’huile dans une sauteuse et faire saisir la côte jusqu’à l’obtention d’une belle coloration. Ajouter également les parures pour la préparation du jus. Ajouter l’ail en chemise, le thym, les grains de poivre, l’échalote émincée, les pieds de champignon et le beurre et arroser la côte régulièrement. L’enfourner dans un four préchauffé à 180°C jusqu’à ce que la température interne atteigne 55°C. Faire décanter la côte sur une petite grille.

4. Préparation du jus de veau

Dégraisser parfaitement le sautoir en conservant le beurre, ajouter le vinaigre et faire réduire à l’état de glace. Ajouter le porto et faire à nouveau réduire. Ajouter le vin, réduire aux deux tiers puis ajouter le jus de veau aux deux tiers de la hauteur. Porter à frémissement, écumer et laisser mijoter une heure à très petit feu.

Chinoiser, dégraisser, réduire et lier la sauce, corriger l’assaisonnement et filtrer une dernière fois.

5. Préparation de la garniture

Laver et effeuiller les épinards, les blanchir une paire de minutes dans une casserole d’eau bouillante fortement salée. Transférer dans une glaçante puis faire égoutter.

Faire chauffer le beurre de cuisson dans un sautoir, piquer une gousse d’ail avec une fourchette et ajouter les épinards. Les faire cuire une paire de minutes. Poivrer généreusement puis ajouter une rasade de sauce et une noisette de beurre. Tenir chaud.

Peler les champignons, les escaloper puis tailler en julienne et réserver dans un bol avec un peu de jus de citron.

6. Finitions et dressage

Préchauffer le four en position grill à 220°C.

Retirer la ficelle de la côte de veau, garnir d’une couche de duxelles, puis de soubise et râper enfin le fromage. Enfourner jusqu’à belle coloration.

Monter la sauce avec une noisette de beurre, ajouter la julienne de champignons aux épinards et servir immédiatement avec la sauce.

Côte de veau Orloff © Renards Gourmets
Côte de veau Orloff © Renards Gourmets

Pieds et paquets à la marseillaise

Pieds et paquets à la marseillaise, gnocchi gratinés au vieux parmesan

Pieds et paquets © Renards Gourmets
6 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 8 heures
 
Ingrédients :
 
Pour les pieds et paquets
 
3 panses d’agneau lavées
6 pieds d’agneau
100 g de poitrine de porc salée
un oignon
1/2 bouquet de persil plat
6 gousses d’ail
3 c.a.s de chapelure
3 c.a.s de parmesan
poivre
 
Pour la sauce

un oignon
un poireau
une carotte
une branche de céleri

8 tomates longues (San Marzano)
3 gousses d’ail
50 cl de vin blanc sec
50 cl de bouillon de volaille
15 cl de jus d’agneau
un bouquet composé de tiges de persil, sarriette, sauge, romarin, thym, hysope, serpolet, laurier et branches de fenouil séchées
un piment oiseau
une orange
un citron
sel et poivre
huile d’olive

Pour les gnocchi

500 g de pommes de terre de Montagne
120 g de farine type 00
30 g de semoule extra-fine
un œuf entier
15 g de parmesan
noix de muscade
poivre blanc
sel et gros sel
 
Pour les finitions
 
un bouquet de serpolet
poivre noir
vieux parmesan

Les pieds et paquets ou pieds paquets sont une création marseillaise attribuée à Louis Ginouvès, cuisinier du quartier de la pomme à la fin du XIXe siècle. Depuis la recette s’est largement propagée à toute la Provence et il n’est pas rare de la trouver sur les tables de Noël, bien que ce repas soit supposé se faire en maigre. D’une ville à l’autre, la dimension des paquets est variable et chaque famille possède sa propre recette, incluant ou non des zestes d’agrumes, certaines herbes aromatiques au profit de d’autres. Les pieds et paquets peuvent également se faire cuire en trois fois selon la tradition. Nous les aimons accompagnés de gnocchi plutôt que de pommes de terre vapeur, rappelant ainsi la forte présence italienne, en particulier piémontaise et ligure à Marseille. Ce plat comme tous les plats en sauce est évidemment meilleur réchauffé le lendemain. En reposant une nuit dans la sauce, les pieds et les paquets se gorgent des parfums de celle-ci.

Il n’est pas indispensable de bander les pieds mais cette étape permet de conserver leur forme. Les paquets peuvent aussi être ficelés comme des paupiettes, mais la tradition exige qu’ils ne tiennent qu’à l’aide de la fameuse boutonnière.

Ma grand-mère avait fait de ce plat une spécialité qu’elle servait dans le restaurant familial sur la Côte d’Azur, je n’ai pas eu l’occasion d’y goûter mais elle était dit-on réputée.

Nous avons dégusté ce grand plat de la cuisine provençale avec un très beau Bandol du Domaine Pibarnon.

1. Préparation des pieds et paquets

Passer les pieds à la flamme et retirer la petite poche qui se trouve entre les ongles. Les disposer dans une casserole, couvrir d’eau, porter à ébullition et laisser cuire cinq minutes, faire égoutter puis rafraîchir dans une glaçante. Emballer chaque pied dans un peu de gaze et ficeler. Réserver au frais.

Réduire la poitrine de porc en pâte, la faire rissoler dans un sautoir jusqu’à ce qu’elle prenne une belle teinte havane. Émincer très finement l’oignon et le faire suer dans la graisse rendue par la poitrine. Ajouter la chapelure, mélanger soigneusement et la laisser dorer. Débarrasser et laisser refroidir.

Hacher très finement le persil lavé et effeuillé et l’ail pelé et dégermé. Ajouter à l’autre préparation, poivrer très généreusement et terminer par le parmesan fraîchement moulu. Vérifier l’assaisonnement et rectifier si nécessaire.

Couper chaque panse d’agneau en 6 rectangles, fendre l’une des deux extrémités puis quadriller délicatement les tripes avec la pointe d’un couteau. Disposer une petite boulette de farce du côté opposé à la boutonnière, replier les bordures latérales et l’arrière et rouler jusqu’à la boutonnière. Passer celle-ci par dessus le fagot pour obtenir un paquet. Procéder ainsi jusqu’à épuisement de la panse et de la farce puis réserver au frais.

2. Préparation de la sauce

Laver, peler et couper les légumes en mirepoix. Faire chauffer un bon filet d’huile d’olive dans une large cocotte en fonte et faire suer oignon, poireau, carotte et céleri. Ajouter les tomates coupées en tronçons, le piment et les gousses d’ail. Couvrir et laisser mijoter une vingtaine de minutes. Ajouter le vin blanc et laisser réduire d’un tiers. Ajouter le bouillon de volaille, le jus d’agneau, le bouquet, le zeste d’orange et de citron. Poivrer généreusement, porter à frémissement et laisser mijoter une heure à feu très doux. Retirer les zestes, le bouquet et mixer avec un mixeur plongeant. Filtrer pour obtenir un bouillon.

3. Cuisson des pieds et paquets

Préchauffer le four à 120°C.

Remettre le bouillon tomaté dans la cocotte, ajouter les pieds et les paquets, saler légèrement et porter à frémissement. Enfourner à couvert et laisser cuire pendant sept heures.

4. Préparation des gnocchi

Disposer les pommes de terre dans une casserole sans les peler. Couvrir largement d’eau et ajouter une prise de gros sel. Porter à ébullition et laisser cuire une vingtaine de minutes ou jusqu’à ce que les pommes de terre soient très tendres. Peler à chaud puis réduire en purée et faire dessécher sur le feu quelques minutes. Disposer une partie de la farine et de la semoule sur une planche en bois, tamiser la pulpe de pomme de terre et la déposer sur la farine. Former un puits, ajouter l’œuf, le parmesan, le poivre moulu et la muscade fraîchement râpée. Saler légèrement puis mélanger en ajoutant la farine et la semoule progressivement jusqu’à l’obtention d’une boule homogène, la pâte ne doit pas être trop travaillée. Diviser en portions, rouler sur la planche farinée pour obtenir des boudins égaux puis séparer en bouchées et former les gnocchi. Réserver sur une planche farinée puis faire cuire quelques minutes dans une casserole d’eau bouillante salée. Faire égoutter et réserver sur une plaque huilée.

5. Finitions et dressage

Faire décanter les pieds et les paquets sur une grille, filtrer la sauce et la faire réduire si nécessaire. Ajouter le jus de citron puis filtrer à travers une passette contenant le poivre mignonnette et le serpolet. Rectifier l’assaisonnement et la liaison si nécessaire.

Déballer les pieds, les disposer avec les paquets dans un sautoir et verser la sauce dessus, réchauffer délicatement sur le coin du feu.

Passer le four en fonction grill, disposer les gnocchi les uns contre les autres, ajouter le parmesan fraichement râpé dessus et enfourner pour le faire gratiner.

Disposer les pieds et paquets et la sauce dans un plat de service et les gnocchi sur une autre assiette, servir directement devant les convives trois paquets et un pied par personne ainsi que des gnocchi à volonté.

Pieds et paquets © Renards Gourmets
Pieds et paquets © Renards Gourmets
Pieds et paquets © Renards Gourmets
Pieds et paquets © Renards Gourmets

Le grand pot-au-feu de Dodin Bouffant

Le grand pot-au-feu de Dodin Bouffant d'après Marcel Rouff

Le grand pot-au-feu de Dodin Bouffant © Renards Gourmets
8 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 10 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le bouillon de poularde

une poularde de Bresse
une carotte
un poireau
une branche de céleri
un oignon coupé, brûlé et piqué de girofle
un oignon coupé en deux
une grosse échalote
un bouquet composé de laurier, thym, serpolet, estragon
3 gousses d’ail
un sachet de grains de poivre, coriandre, bois d’Inde
 
Pour les viandes

un jarret de veau désossé d’un kilo
un bouquet de menthe
un bouquet de serpolet

un paleron d’un kilo
une tranche de lard de Colonnata
salpêtre
un bouquet d’estragon

un foie d’oie frais
un verre de Chambertin

sel et poivre

un Judru (ou saucisson de porc et veau à cuire)

Pour les légumes

un bouquet de carottes
un bouquet de navets
un bouquet de navets Boule d’or
un bouquet de petites raves

un kilo de petites pommes de terre
beurre frais
sucre, sel et poivre

Nous avions le rêve de réaliser ce pot-au-feu exceptionnel depuis des années, c’est chose faite. Nous avons respecté à la lettre le texte de Marcel Rouff plutôt que cherché à adapter cette recette à nos goûts. Ce plat est un miracle de la cuisine française et mérite à être réalisé au moins une fois dans chaque famille.

Ne disposant pas de précisions concernant le saucisson de porc et de veau et sachant que le personnage de Dodin est inspiré de Curnonsky mais aussi de Lucien Tendret, nous avons réalisé la recette du Judru donnée par Tendret dans son ouvrage « La table au pays de Brillat-Savarin » ne pensant pas faire offense à l’esprit de l’auteur.

Ci-dessous, le passage de l’ouvrage « La vie et la passion de Dodin Bouffant, gourmet » concernant le pot-au-feu :

‘’Il arriva enfin, ce redoutable pot-au-feu, honni, méprisé, insulte au prince et à toute la gastronomie, le pot-au-feu Dodin-Bouffant, prodigieusement imposant, porté par Adèle sur un immense plat long et que le cordon bleu tenait si haut au bout de ses bras tendus que les convives, anxieux, n’en aperçurent rien tout d’abord. Mais quand il fut posé avec effort et précaution sur la table, il y eut plusieurs minutes de réel ahurissement. Le retour au sang-froid de chacun des convives se manifesta suivant des réactions et des rythmes personnels. Rabaz et Magot mentalement se morigénaient d’avoir douté du Maître ; Trifouille était pris d’un saisissement paniqué devant tant de génie ; Beaubois tremblait d’émotion ; quant au prince d’Eurasie, son sentiment oscillait entre le noble désir de faire duc Dodin-Bouffant, comme Napoléon voulait faire duc Corneille, une envie furieuse de proposer au gastronome la moitié de sa fortune et de son trône pour qu’il consentît à prendre la direction de ses fêtes, l’énervement de recevoir une leçon qui était cette fois parfaitement limpide et la hâte d’entamer la merveille qui étalait devant lui ses promesses et ses enivrements’’.

« Le pot-au-feu proprement dit, légèrement frotté de salpêtre et passé au sel, était coupé en tranches, et la chair en était si fine que la bouche à l’avance la devinait délicieusement brisante et friable. Le parfum qui en émanait était fait non seulement de suc de boeuf fumant comme un encens, mais de l’odeur énergique de l’estragon dont il était imprégné et de quelques cubes, peu nombreux d’ailleurs, de lard transparent, immaculé, dont il était piqué. Les tranches, assez épaisses et dont les lèvres pressentaient le velouté, s’appuyaient mollement sur un oreiller fait d’un large rond de saucisson, haché gros, où le porc était escorté de la chair plus fine du veau, d’herbes, de thym et de cerfeuil hachés. Mais cette délicate charcuterie, cuite dans le même bouillon que le boeuf, était elle-même soutenue par une ample découpade, à même les filets et les ailes, de blanc de poularde, bouillie en son jus avec un jarret de veau, frotté de menthe et de serpolet. Et pour étayer cette triple et magique superposition, on avait glissé audacieusement derrière la chair blanche de la volaille nourrie uniquement de pain trempé de lait, le gras et robuste appui d’une confortable couche de foie d’oie frais simplement cuit au chambertin. L’ordonnance reprenait ensuite avec la même alternance, formant des parts nettement marquées, chacune, par un enveloppement de légumes assortis cuits dans le bouillon et passés au beurre; chaque convive devait puiser d’un coup entre la fourchette et la cuillère le quadruple enchantement qui lui était dévolu, puis le transporter sur son assiette’’.

‘’Subtilement, Dodin avait réservé au Chambolle l’honneur d’escorter ce plat d’élite. Un vin uni aurait juré avec quelqu’une des parties qui le composaient; le Chambolle nuancé, complexe et complet, recelait dans son sang d’or rose assez de ressources pour que le palais y pût trouver à temps, suivant la chair dont il s’imprégnait, le ton nécessaire, la note indispensable. Le psychologue profond avait parfaitement calculé son effet; ces âmes raffinées dégustaient une double allégresse ; elles étaient délivrées du noir souci qui les obsédait et l’exaltation des sens leur apportait l’épanouissement joyeux de ce régal inattendu. Les chaînes de l’angoisse tombaient définitivement à cette heure précise où la chaleur et la vertu des vins inclinaient à la vie pleine et à l’abandon. Maintenant, l’ardeur intime se donnait libre cours. Plus d’ombres. On était rassuré. On pouvait en toute béatitude se livrer au plaisir de savourer et à cette douce amitié confidente qui sollicite les hommes bien nés à la fin des repas dignes de ce nom. Le prince avait compris, certes ; mais l’honneur était sauf. Bien mieux, il pourrait désormais dans les cours conter aimablement l’aventure aux souveraines, ses ordinaires voisines de table, et affirmer, sans crainte d’être démenti, qu’il avait dégusté le plus prodigieux pot-au-feu qu’on puisse imaginer. »

1. Préparation du bouillon de poularde

Plumer, bucler et vider la poularde, retirer les pattes et la tête. Conserver les abats pour une autre préparation. Lever les cuisses, séparer les pilons à la jointure, conserver les cuisses pour un usage ultérieur. Lever le coffre d’un seul tenant, retirer le bréchet. Disposer les pilons, les ailes, le cou et la carcasse dans une très grande casserole. Couvrir largement d’eau froide et porter à frémissement. Écumer soigneusement puis ajouter la garniture aromatique. Laisser frémir à tout petit feu durant quatre à cinq heures.

2. Préparation des viandes

Ficeler le jarret de veau pareillement à un rôti, frotter intégralement avec la menthe et le serpolet puis réserver.

Découper le lard en très fine brunoise, réserver ces morceaux sur une plaque parcheminée au congélateur durant une vingtaine de minutes.

Pratiquer de fines et régulières incisions dans le paleron, glisser les cubes de lard à l’intérieur puis ficeler le paleron comme un rôti et frotter vivement avec le salpêtre et l’estragon.

Détailler une belle escalope de foie d’oie sans l’avoir déveiné. Saler et faire raidir un bref instant dans un sautoir très chaud. Débarrasser sur du papier absorbant pour dégraisser. Retirer la graisse du sautoir et la conserver pour une autre utilisation et déglacer avec le verre de vin. Faire réduire à glace et verser sur l’escalope de foie. Laisser complétement refroidir.

Décoller la peau de la poularde en la gardant bien attachée, saler et poivrer entre chair et peau et glisser l’escalope de foie afin de contiser la volaille. Ficeler pour maintenir la farce en place et réserver.

3. Cuisson des viandes

Filtrer et dégraisser le bouillon de poularde, éliminer les chairs et la garniture aromatique. Porter le bouillon à 80°C et tenir chaud.

Porter une seconde grande casserole d’eau à 80°C, pocher le jarret, le Judru, la volaille et le paleron jusqu’à la formation d’une écume. Faire égoutter et rincer brièvement les viandes, puis les transférer le jarret, le Judru et le paleron seulement dans le bouillon de poularde. Assaisonner légèrement le bouillon. Faire cuire durant trois heures ou jusqu’à ce que la viande soit très tendre en veillant à ce que la température ne dépasse jamais 80°C.

Ajouter le coffre de poularde une demi heure avant la fin de la cuisson.

4. Préparation des légumes

Laver, peler et tourner tous les légumes. Disposer les pommes de terre dans un sautoir et les autres légumes dans un autre. Ajouter une noix de beurre dans chaque ainsi que quelques louches de bouillon afin de couvrir les légumes. Ajouter une feuille de papier parcheminé percée en son centre et une pincée de sucre. Porter à frémissement et laisser cuire jusqu’à réduction complète. Glacer les légumes dans le jus de cuisson et réserver.

5. Finitions et dressage

Placer un plat de service, un légumier et une grande saucière en argent dans un four préchauffé à 60°C. Découper toutes les viandes en tranches et les disposer harmonieusement dans le plat de service. Placer les légumes dans le légumier et le bouillon filtré à travers une passette contenant des grains de poivre mignonnette dans la saucière. Apporter tous les éléments à table et faire le service devant les convives.

Agrémenter ce pot-au-feu d’exception de moutarde, de tartines de raifort, de pain frotté à la moelle, de purée Soubise ou encore de cornichons.

Ce plat se réchauffe admirablement et les restes peuvent être changés en miroton, terrine, parmentier ou boulettes. Le bouillon peut se consommer sans artifices.

Le grand pot-au-feu de Dodin Bouffant © Renards Gourmets
Le grand pot-au-feu de Dodin Bouffant © Renards Gourmets

Cou de volaille à la florentine

Cou de volaille farci aux couennes et aux abats à la florentine

Cou farci à la florentine © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 3 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le cou farci

un cou de chapon, de coq ou de poulet
cœur, foie, rognons (testicules), gésier de volaille
25 g de couennes de porc cuites
75 g de chair à saucisse
5 g de pistaches mondées
1/2 c.a.c de fine champagne
1 c.a.c de marsala
6 feuilles de persil
1 c.a.s de graisse fine (graisse de volaille)
muscade, girofle, sel et poivre
2 échalotes grises
beurre
un œuf entier
chapelure
 
Pour les finitions

2 l de très bon bouillon de poule

Le cou de chapon farci à la florentine est une très ancienne préparation de la cuisine toscane généralement associée à la famille Médicis tout comme l’est le Cibreo. La fameuse légende noire accolée à Catherine de Médicis la décrit comme étant « goulue d’attributs virils des chapons, crêtes et testicules« . Faisant ainsi le parallèle avec la Cour de France qu’elle aurait castrée et à laquelle elle aurait imposée ses mœurs dites italiennes. Le sujet est largement traité dans l’Isle des hermaphrodites. Un ouvrage critique de l’époque. Avec le temps, cette préparation est devenue populaire et ménagère, valorisant ainsi chaque partie de l’animal. La farce est variable, nous avons souhaité y ajouter des couennes, rapprochant ainsi ce cou farci du fameux cotechino.

Cette entrée chaude se déguste avec une salade amère, des condiments tels que de la mostarda ou de la salsa verde ou encore des lentilles ou de la polenta.

1. Préparation du cou farci

Couper le cou d’une volaille, retirer l’os qui sera utilisé pour la réalisation d’un bouillon. Trousser la peau du cou pour éliminer les impuretés et réserver. Vider la volaille pour récupérer le cœur, le foie, les testicules, le gésier et la graisse.

Couper les couennes de porc cuites et froides en très fine brunoise et disposer dans une jatte. Ajouter la chair à saucisse, les pistaches mondées, les alcools, le persil très finement ciselé, la graisse réduite en pâte à la pointe du couteau et les épices.

Tailler finement le cœur et le gésier nettoyé et les ajouter.

Faire blanchir les testicules dans une casserole d’eau frémissante durant cinq minutes, rafraîchir dans une glaçante, peler et couper en gros morceaux.

Nettoyer le foie, faire chauffer une noisette de beurre dans un sautoir. Ciseler très finement les échalotes puis faire saisir le foie à feu vif trente secondes sur chaque face. Ajouter les échalotes, laisser suer puis débarrasser et hacher. Incorporer au reste de la préparation une fois froid.

Ajouter enfin l’œuf entier et une légère prise de chapelure. Travailler la farce jusqu’à ce qu’elle soit collante et homogène puis remplir le cou en tassant soigneusement. Coudre avec de la ficelle de cuisine et une aiguille à brider.

2. Cuisson du cou farci

Porter le bouillon de poule à frémissement, ajouter le cou et laisser cuire à feu très doux durant une paire d’heures.

NOTE : L’idéal étant de faire pocher le cou durant deux heures puis de le laisser complètement refroidir dans le bouillon avant de le réchauffer le lendemain.

3. Finitions et dressage

Couper le cou en larges rouelles, et la crête en tranches, les glacer au jus et servir bien chaud avec une salade amère, un ragoût de lentilles, des haricots cuits à la sauge, une polenta fumante ou de la mostarda de fruits.

Cou farci à la florentine © Renards Gourmets

A Rivia, brochette d’abats de cabri

A Rivia, brochette d'abats de cabri léchée par les flammes

A Rivia © Renards Gourmets
2/3 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 4 heures
 
Ingrédients :

Pour la salamughja

une gousse d’ail
une échalote grise
un verre de vin rouge
une feuille de laurier
un brin de myrte
un brin de romarin
3 feuilles de sauge
quelques baies de myrte
une pincée de poivre noir
une pincée de sel
2 c.a.s de vinaigre de vin rouge
1 c.a.s d’huile d’olive
 
Pour A Rivia

Cœur, ris, poumons, rognons, foie, crépine, intestin grêle de cabri mâle
sel et poivre

A Rivia est une recette corse ancestrale originaire du sud de l’île dans le Sartenais, l’Alta Rocca et la région d’Olmeto. Parfois orthographiée a rifredda ou rivredda, elle se déguste après la messe de minuit du réveillon de Noël en plus du traditionnel cabri à la broche et de la pulenda (polenta à base de farine de châtaigne). « Caprettu natale, agnellu pasquale » (le cabri à Noël, l’agneau à Pâques).

A Rivia est une brochette de fressure de cabri (ou chevreau) contenant tous les abats de l’animal (ris, foie, cœur, rognons, poumons et parfois rate et pancréas). L’ensemble est emballé dans de la crépine et maintenu par l’intestin grêle de la bête. Cette brochette est cuite au feu de bois d’arbousier pendant le rôtissage du cabri. Elle se déguste conjointement à celui-ci ou en guise d’entrée. C’est toujours le cabri mâle qui est choisi, premièrement pour la présence de ris dans la gorge de l’animal mais également parce que le mâle ne donnera ni petits, ni lait en grandissant. Celui-ci est tué juste après une ultime tétée avec sa mère afin que la caillette soit gorgée de lait. Il arrive que le cabri soit parfois remplacé par de l’agneau. La brochette est cuite au feu de bois dans la cheminée et arrosée de salamughja, une sauce condimentaire typique de l’Île de Beauté dont chaque famille a le secret. Le bol de salamughja est disposé sur le bord de la cheminée tout au long du processus de cuisson.

Nous avons dégusté ce plat avec une délicieuse bouteille d’Oriu du Domaine de Torracia à base de Niellucciu et de Sciaccarellu, deux cépages endémiques.

1. Préparation de la salamughja

Peler, dégermer et couper la gousse d’ail en quatre morceaux dans la hauteur. Émincer l’échalote en rouelle, laver et effeuiller les herbes, ajouter le sel, le poivre fraîchement moulu, l’huile, le vinaigre et le vin. L’idéal étant de préparer la salamughja la veille au soir afin que les parfums communient.

2. Préparation de A Rivia

Faire tremper l’intestin grêle et la crépine dans un bol d’eau froide salée et vinaigrée pendant une heure afin de les faire dégorger.

Parer tous les abats, retirer les parties grasses, nerveuses et sanguinolentes. Couper le cœur en deux dans la hauteur puis de nouveau en deux. Couper le ris en quatre, le foie et les poumons en bouchées de la même taille que les autres éléments. Retirer la pellicule qui se trouve sur les rognons, les couper en deux. Monter une grande broche ou deux broches individuelles en alternant les morceaux comme tel : cœur, ris, poumon, foie, rognon et renouveler jusqu’à épuisement des éléments.

Préparer un bon feu dans la cheminée à base de bois d’arbousier, de myrte et de chêne. Dès l’obtention de bonnes braises, placer la broche sur un tournebroche à une trentaine de centimètres du feu et faire saisir les morceaux.

Retirer la broche du feu, assaisonner de sel et de poivre puis faire égoutter en essorant la crépine et l’intestin grêle puis emballer la broche dans la crépine en parant les extrémités. Ficeler le tout à l’aide de l’intestin en croisant celui-ci et en ne serrant pas trop.

Remettre la broche au feu pendant trois heures environ à feu très doux ou jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée et croustillante. Badigeonner de salamughja toutes les vingt minutes.

3. Finitions et dressage

Au dernier moment, approcher légèrement la broche du feu pour la rendre bien croustillante puis débarrasser la broche. Couper en tranches en répartissant bien les morceaux et déguster très chaud avec une pulenda fumante.

A Rivia © Renards Gourmets