Caille rôtie au chasselas de Fontainebleau

Caille ortolan rôtie au chasselas de Fontainebleau

Cailles aux raisins © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : facile
coût : moyen
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour les cailles

2 cailles ortolan
sel, poivre
thym frais
2 gousses d’ail
 
Pour la sauce

huile d’olive
beurre frais
une échalote
une gousse d’ail
3 brins de thym
5 grains de poivre de Sarawak
2,5 cl de vinaigre de muscat
2,5 cl de vin de Porto rouge
5 cl de vin rouge
5 cl de vin blanc moelleux
15 cl de jus de volaille
5 grains de raisin Chasselas
sel et poivre

Pour les finitions

huile d’olive
beurre
sel et poivre
beurre
une grappe de Chasselas

La caille des blés arrive au temps des vendanges et se gave naturellement des raisins surmûris de la vigne, provocant de fait, l’imagination de l’homme. Avec l’industrialisation de l’élevage, les cailles qui régalèrent les fines gueules d’autrefois devinrent fades et sans reliefs. Heureusement, Pierre Duplantier à Méracq eut la bonne idée d’élever des cailles longtemps et comme il se doit. Il produit ainsi des cailles « ortolan » à la graisse succulente et au goût vif comme celui d’un perdreau. C’est vert-cuites qu’elles sont les meilleures, ou rosées sur l’os. Accompagnées comme le veut la tradition de chasselas de Moissac ou de Thomery, dit de Fontainebleau. Nous n’aimons pas les couvrir d’un linceul de feuille de vigne, celui-ci masque l’opulente poitrine des cailles et empêche qu’elles ne dorent. Néanmoins, si on en possède quelques unes sur sa treille, pourquoi ne pas les placer dans le beurre moussant un instant afin de parfumer les cailles d’un parfum unique.

1. Préparation des cailles

Plumer, bucler et vider les cailles, conserver les abats pour une autre préparation ou pour réaliser une rôtie d’accompagnement. Retirer puis concasser les cous et les ailerons, réserver. Saler et poivrer l’intérieur des cailles, ajouter le thym et l’ail puis brider fermement et réserver sur une petite grille sans les filmer au réfrigérateur.

2. Préparation de la sauce

Faire chauffer un filet d’huile dans une casserole, ajouter les morceaux de carcasse, donner une teinte de havane puis ajouter une belle noix de beurre, laisser mousser pour parfaire la caramélisation. Ajouter l’échalote taillée en rouelle, la gousse d’ail écrasée, le thym et les grains de poivre, laisser suer parfaitement. Dégraisser puis remettre tous les éléments dans la casserole. Mouiller avec le vinaigre, laisser réduire à l’état de glace, puis renouveler l’opération avec le vin de Porto. Ajouter ensuite le vin rouge, faire réduire à glace puis ajouter le vin blanc. Faire réduire de deux tiers et couvrir enfin à hauteur avec le jus de volaille. Porter à frémissement, écumer et laisser mijoter très doucement une paire d’heure. Ajouter les grains de raisin dans une passette, les écraser et verser la sauce dessus pour la filtrer. Dégraisser, faire réduire à consistance et corriger l’assaisonnement en relevant bien la sauce au vinaigre de muscat. Réserver.

3. Cuisson des cailles

Préchauffer le four à 180°C, faire vivement chauffer un sautoir, ajouter un filet d’huile, saler et faire saisir les cailles une minute sur chaque cuisse en pressant fortement. Placer les cailles sur la poitrine et faire cuire tout en pressant une trentaine de seconde par filet. Poser sur le dos, abaisser la température, ajouter progressivement le beurre très froid taillé en cubes et arroser continuellement pendant deux minutes avec le beurre moussant. Enfourner une dizaine de minutes en arrosant régulièrement. Placer la tête en bas et laisser reposer une dizaine de minutes dans une étuve.

4. Finitions et dressage

Égrapper les grains de raisin, les ajouter dans la sauce chaude, la vanner avec un petit morceau de beurre. Découper les cailles, faire égoutter les morceaux sur un papier absorbant, poivrer et disposer dans les assiettes chaudes avec la sauce et les grains de raisin. Déguster immédiatement.

Cailles aux raisins © Renards Gourmets
Cailles aux raisins © Renards Gourmets
Cailles aux raisins © Renards Gourmets
Cailles aux raisins © Renards Gourmets

Tarte aux mûres des jardins

Tarte aux mûres des jardins poudrée de sucre glace

Tarte aux mûres © RenardsGourmets
4/6 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour la pâte

120 g de beurre mou
2 g de sel fin
75 g de sucre glace
30 g de poudre d’amande
le zeste d’un citron
200 g de farine
un œuf entier
 
Pour la crème amandine

120 g d’amandes blanches
80 g de sucre
un œuf entier
80 g de beurre
quelques gouttes d’extrait d’amande amère

 
Pour les finitions
 
confiture de mûres maison
mûres fraîches à volonté
sucre glace

Qui n’a jamais chapardé de mûres dans les ronces sur les bords des chemins ? En grandissant, on préfère souvent son confort, raison pour laquelle nous entretenons le mûrier au fond de notre jardin. L’occasion chaque année de s’en goberger à chaque passage et de préparer quelques tartes.

1. Préparation de la pâte sucrée

Crémer le beurre et le sel ensemble avec une maryse. Ajouter le sucre glace, la poudre d’amande et le zeste de citron fraîchement râpé. Mélanger puis incorporer la farine et les œufs sans trop travailler la pâte. Filmer au contact et réserver une demi heure au frais.

Avec ces proportions vous obtiendrez deux fonds de tarte.

2. Préparation de la crème d’amande

Mixer les amandes et le sucre ensemble. Ajouter l’œuf entier, mixer puis ajouter le beurre coupé en cubes. Mixer longuement jusqu’à l’obtention d’une crème, ajouter l’extrait d’amande amère, mixer une dernière fois et réserver au réfrigérateur.

3. Montage et cuisson

Abaisser la pâte finement, tailler un cercle à l’aide d’un cercle à pâtisserie. Poser le fond de pâte sur une plaque de cuisson parcheminée. Ajouter le cercle, détailler la bordure dans le restant de pâte, placer la bordure en la faisant chevaucher sur le fond de pâte et presser pour que les deux parties s’épousent. Égaliser le bord à hauteur du cercle. avec un couteau d’office et réserver l’ensemble au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 170°. Poser une feuille de papier aluminium sur la pâte en la faisant parfaitement adhérer à celle-ci et en tassant bien les bords. Garnir de billes d’argiles et enfourner pendant huit minutes. Retirer la feuille d’aluminium et les billes et poursuivre la cuisson pendant trois minutes. Laisser refroidir sur une grille.

Garnir à fleur de crème d’amande, lisser avec une spatule puis placer quelques morceaux de mûres dans la crème, presser pour les recouvrir. Enfourner une dizaine de minutes ou jusqu’à ce que la crème soit prise et légèrement blonde.

Laisser refroidir parfaitement sur une grille.

4. Finitions et dressage

Égaliser délicatement les bords avec une petite râpe, étaler une fine couche de confiture sur la surface, placer sur une assiette de servir et garnir généreusement et harmonieusement de belles mûres fraîches. Terminer par un peu de sucre glace.

Déguster à température ambiante avec un verre de vieux marc de Bandol.

Tarte aux mûres © RenardsGourmets

Homard gratiné à la Thermidor, sauce homardine

Tête de homard gratinée à la Thermidor, sauce homardine

Homard Thermidor © RenardsGourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le homard

une belle femelle homard d’un kilo environ
25 grains de poivre noir
3 branches de fenouil sec
gros sel
 
Pour la sauce homardine

huile d’olive
une gousse d’ail
2 échalotes finement ciselées
1 petit bulbe de fenouil émincé
2 tomates coupées en quartiers
4 grains de poivre long
4 grains de poivre noir
un bâton de fenouil séché

5 cl de fine champagne
10 cl de vin blanc sec
25 cl de fumet de homard
4 tiges de basilic
4 tiges d’estragon

Pour la farce
 
10 g de beurre
8 g de farine
10 cl de lait frais entier
une c.a.s de parmesan jeune
une c.a.c de moutarde à l’estragon
une dizaine de feuilles d’estragon
sel et poivre
 
une poignée de petites feuilles d’épinards
huile, beurre, sel et poivre
une gousse d’ail
 
Pour le beurre de homard

50 g de beurre

Nous devons le homard Thermidor à l’immense chef cuisinier et inventeur Auguste Escoffier qui créa cette recette unique en son genre lors de son passage au restaurant La Maison Maire à la fin du XIXe siècle. A la même époque l’auteur dramatique Victorien Sardou joue sa pièce Thermidor à la Comédie-Française, la police intervient suite à des heurts et il faudra attendre cinq ans pour qu’elle soit de nouveau jouée sur scène. Grace au scandale, tout Paris en parle et Escoffier décide de baptiser son plat Thermidor.

Nous avons modifié la présentation de ce plat mais respecté les grandes lignes.

1. Préparation du homard

Remplir une grande casserole avec deux litres d’eau, ajouter le poivre en grain et les branches de fenouil. Saler généreusement au gros sel et porter à ébullition.

Ficeler fermement la queue du homard avec un bâton et de la ficelle. Retirer les pinces et la tête en pratiquant une torsion. Plonger les pinces dans l’eau bouillante et laisser cuire pendant cinq minutes. Faire cuire la queue pendant une minute puis rafraîchir immédiatement dans une glaçante. Décortiquer les pinces, les coudes et la queue délicatement, réserver toutes les chairs au réfrigérateur.

Ouvrir la tête en deux pour séparer les pattes, éliminer les poumons et les yeux. Couper chaque rangée de pattes en trois tronçons, couper la tête avec une paire de ciseaux et l’égaliser. Réservée l’eau légèrement gélifiée du homard ainsi que le corail et les parties crémeuses. Éliminer la poche de sable.

2. Préparation de la sauce homardine

Faire chauffer un filet d’huile dans une cocotte, ajouter la carapace de homard pour la cardinaliser et laisser rôtir quelques minutes puis ajouter la garniture aromatique émincée. Laisser suer puis mouiller avec la fine champagne et flamber. Ajouter le vin blanc et le fumet à hauteur, porter à frémissement et laisser mijoter pendant vingt-cinq minutes. Couper le feu, ajouter les herbes, couvrir et laisser infuser pendant cinq minutes puis chinoiser en foulant et en conservant les débris. Faire réduire à consistance, ajouter l’eau gélifiée et lier si nécessaire avec un peu d’arrow-root.

3. Préparation de la farce

Faire chauffer le beurre dans une casserole, ajouter la farine en une fois et laisser cuire jusqu’à ce que le mélange soit blond. Ajouter le lait froid en une seule fois et laisser cuire en remuant continuellement jusqu’à ce que la préparation épaississe. Ajouter le parmesan, mélanger puis filmer au contact et laisser parfaitement refroidir. Ajouter le corail et les parties crémeuses, la moutarde, l’estragon finement ciselé, poivrer généreusement et saler puis réserver.

Équeuter les épinards, faire chauffer un filet d’huile dans un sautoir et les faire tomber brièvement en remuant constamment avec un gousse d’ail piquée dans une fourchette. Ajouter une noisette de beurre pour les glacer, saler et poivrer puis laisser refroidir.

Nettoyer les demi-têtes de homard puis garnir avec une petite couche d’épinards.

Couper en gros dés les pinces et les coudes de homard, les incorporer à la préparation à base de corail puis masquer les épinards en remplissant les demi tête au ras bord. Ajouter une râpée de parmesan et réserver.

4. Préparation du beurre de homard

Faire fondre le beurre dans une cocotte, ajouter les débris de homard et laisser cuire sur feu doux une petite vingtaine de minutes. Filtrer en foulant pour obtenir un beurre de homard.

5. Finitions et dressage

Préchauffer le four à 200°C en position grill et faire cuire les têtes jusqu’à ce qu’elles soient bien gratinées. Réchauffer la sauce et la monter avec une noisette de beurre très froid.

Réchauffer la queue dans le beurre de homard quelques minutes puis la faire égoutter et la tailler en deux.

Servir une demi-tête farcie, une demi-queue de homard et un peu de sauce dans chaque assiette et déguster bien chaud.

Homard Thermidor © RenardsGourmets

Crête de coq à la grenobloise

Crête de coq à la grenobloise

Crête de coq à la grenobloise © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : facile
coût : bon marché
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour les crêtes de coq

2 belles crêtes de coq
farine
citron
sel
25 cl de fond blanc
 
Pour la garniture

un citron
quelques tiges de persil
un morceau de pain rassis
une c.a.s de câpres au vinaigre
une c.a.s de poivre vert givré au sel (optionnel)

75 g de beurre cru

On rapporte que la sauce grenobloise servait autrefois à masquer le goût avarié des poissons qui peinaient à arriver jusqu’à la préfecture de l’Isère. Elle est depuis devenue incontournable avec la raie mais se marie extrêmement bien avec une sole ou même du ris de veau et pourquoi pas des crêtes de coq.

Cette photo a été réalisée en collaboration avec la maison Bernardaud grâce à cette superbe assiette Soleil Levant :  » d’après un décor de Pierre-Louis Dagoty, peintre sur porcelaine et manufacturier, Soleil Levant représente des fleurs de papyrus or disposées en une frise rayonnante et contemporaine. Un hommage au style Retour d’Égypte marquant le début du 19ème siècle. »

1. Préparation des crêtes

Faire dégorger les crêtes durant une heure dans un bol d’eau vinaigrée en changeant l’eau régulièrement.

Faire chauffer une petite casserole d’eau, blanchir les crêtes l’une après l’autre durant 45 secondes, les peler à chaud.

Combiner une cuillère de farine avec le jus d’un citron et une prise de sel. Mélanger intimement, couvrir largement d’eau, porter à frémissement et faire cuire les crêtes pendant cinq minutes dans ce blanc.

Faire égoutter les crêtes, porter le fond à frémissement et faire cuire les crêtes une vingtaine de minutes.

Faire égoutter et essuyer.

2. Préparation de la garniture

Tailler le pain en très petits cubes, faire fondre 25 g de beurre dans une sauteuse, le laisser mousser puis ajouter les croûtons pour les faire dorer. Faire égoutter sur une feuille de papier absorbant.

Tailler la pulpe de citrons en cubes, placer dans un bol avec les câpres et les grains de poivre. Effeuiller le persil, ciseler finement et ajouter à la préparation. Réserver.

3. Finitions et dressage

Faire cuire le beurre restant jusqu’à ce qu’il soit noisette. Fariner légèrement les crêtes et les faire dorer dans le beurre en les arrosant continuellement.

Disposer les crêtes dans les assiettes puis verser le beurre moussant sur la garniture, mélanger et saucer le plat. Terminer par les croûtons dorés et déguster bien chaud avec un verre de vin blanc sec.

Crête de coq à la grenobloise © Renards Gourmets
Crête de coq à la grenobloise © Renards Gourmets

Meunière de ris de veau à la printanière

Meunière de ris de veau à la printanière, sauce Albufera

Ris de veau albufera © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le ris de veau

un ris de veau d’environ 400 g
un litre de fond blanc de volaille
un bâtonnet de fenouil séché
3 grains de poivre blanc de Penja
un brin de thym
une gousse d’ail écrasée

farine
un œuf
chapelure fine
 
beurre clarifié
 
Pour la sauce Albufera

7,5 cl de bouillon de volaille
1 cl de Porto blanc
1 cl de Madère
0,5 cl de fine champagne
7,5 cl de crème fluide
30 g de foie gras cru


Pour la garniture

300 g de petits pois
6 petites pommes de terre nouvelles
6 petits navets
4 ciboules
un cœur de laitue

beurre
sucre
sel
poivre
5 cl de fond de volaille

Si la fameuse sauce Albufera est connue pour sa divine association avec la poularde, elle n’est pas moins bonne avec d’autres produits nobles comme le ris de veau. Cette version printanière est délicate et raffinée et fera aimer cet abat aux plus récalcitrants.

Nous devons la recette de la sauce Albufera au chef cuisinier français Adolphe Dugléré. Né à Bordeaux en 1805 et décédé à Paris en 1884. C’est grâce à son père Jean Dugléré qu’Adolphe trouva sa voie. Élève de l’illustre Carême, Dugléré officia à Paris au Café Anglais à l’angle du boulevard des Italiens et de la rue de Marivaux. Il fut également cuisinier au Trois frères provençaux en compagnie du célèbre Casimir Moisson connu pour sa timbale Nantua, son caneton à l’orange ou ses tournedos Rossini. En plus de la recette de la sauce, Adolphe Dugléré reste célèbre pour ses pommes Anna et pour ses recettes de bar et de sole qui portent encore son nom. Il conseilla même le brillant Alexandre Dumas pour son Dictionnaire sur la gastronomie.

Le nom d’Albufera vient du maréchal d’Empire Louis-Gabriel Suchet duc d’Albufera (une région au sud de Valence dans l’Horta espagnole).

Plus tard, Auguste Escoffier dans son Guide culinaire codifiera la recette. Elle sera finalement adaptée par Alain Chapel.

Cette onctueuse sauce à base de fond de volaille, d’alcools, de foie gras et de crème est exceptionnelle sur une poularde pochée ou dans des vol-au-vent agrémentés de quenelles de volaille et de crêtes de coq.

Nous avons dégusté ce plat avec le vin Orange 2022 du Château Lafitte.

1. Préparation du ris de veau

Faire dégorger le ris de veau dans une bassine d’eau légèrement vinaigrée pendant une paire d’heures, changer l’eau régulièrement.

Porter une casserole d’eau à frémissement, immerger le ris de veau et faire blanchir pendant une dizaine de minutes. Le rafraîchir dans une glaçante, peler, éliminer les parties sanguinolentes et graisseuses puis réserver.

Disposer tous les éléments de garniture dans une casserole, ajouter le fond, porter à frémissement et faire pocher une trentaine de minutes. Rafraîchir, faire égoutter, emballer dans du film, piquer pour laisser l’eau s’échapper et placer sur une grille avec un poids durant une heure au réfrigérateur.

Déballer et sécher parfaitement le ris de veau. Le panner à l’anglaise sur une seule face en commençant par la farine, puis l’œuf battu et enfin la chapelure fine. Réserver au réfrigérateur à découvert, la partie pannée vers le haut.

2. Préparation de la sauce Albufera

Faire bouillir le fond de volaille, ajouter les alcools et maintenir l’ébullition pendant cinq minutes. Ajouter la crème et laisser encore bouillir pendant dix minutes. Ajouter le foie gras en mixant avec un mixer plongeant, corriger l’assaisonnement puis passer au chinois. Tenir chaud à couvert sans faire bouillir.

3. Préparation de la garniture

Écosser les petits pois, les faire blanchir une minute dans une casserole d’eau bouillante fortement salée. Rafraîchir dans une glaçante puis peler et réserver.

Peler et tourner les pommes de terre, les faire cuire dans une casserole d’eau salée, départ à l’eau froide jusqu’à ce qu’elles soient fondantes.

Peler et tourner les navets, couper les plus gros en deux ou en quatre. Placer dans une casserole avec une noix de beurre, le fond de volaille à hauteur et le sucre. Porter à ébullition, ajouter un papier sulfurisé découpé à la forme d’un couvercle et percé en son centre et laisser cuire jusqu’à réduction complète.

Tailler les ciboules pour les égaliser, effeuiller la laitue, couper les feuilles au centre puis encore en trois.

Beurrer une casserole avec le beurre pommade et un pinceau. Disposer les navets, les pommes de terre égouttées, les petits pois pelées, les ciboules, les feuilles de laitue, une pincée de sucre, une de sel et une de poivre. Couvrir et réserver.

4. Finitions et dressage

Faire chauffer le beurre clarifié dans un sautoir et faire colorer le ris de veau du côté de la panure. Une fois bien doré, le tourner et le laisser cuire quelques minutes en l’arrosant régulièrement.

Mixer la sauce Albufera avec un mixer plongeant.

Chauffer la casserole contenant la garniture à la température la plus élevée en maintenant le couvercle. Remuer régulièrement, tous les ingrédients doivent être glacés et tombés. Ajouter la sauce, mélanger une dernière fois.

Disposer la garniture dans les assiettes, essorer et tailler le ris de veau en deux et le placer au centre. Déguster immédiatement.

Ris de veau albufera © Renards Gourmets
Ris de veau albufera © Renards Gourmets
Ris de veau albufera © Renards Gourmets
Ris de veau albufera © Renards Gourmets

Potage Fontanges aux pois verts

Potage Fontanges aux pois verts rafraîchis d'oseille et de cerfeuil

Potage Fontanges © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : simple
coût : moyen
+/- 1 heure
 
Ingrédients :
 
Pour le potage

200 g de petits pois écossés
50 g de cosses de petits pois
25 cl de bouillon de poule
4 belles feuilles de laitue pommée
5 g de sucre
30 g de beurre
sel
 
Pour les finitions

25 g de crème liquide
une c.a.s d’huile d’olive
quelques feuilles d’oseille
quelques branches de cerfeuil
quelques grains de poivre blanc

Le potage Fontanges figure au menu du fameux Dîner des Trois Empereurs donné le 7 juin 1867 au Café Anglais par le chef Adolphe Dugléré.

Son nom fait référence à Marie Angélique de Scoraille de Rousille, duchesse de Fontanges, née en 1661 dans le Cantal au château de Cropières. Son père, un lieutenant du Roi la fera introduire à la cour à l’âge de 17 ans par son cousin César de Grollée-Virville. Entrée au service de la belle-sœur de Louis XIV, la fameuse princesse Palatine, elle rencontre le Roi alors âgé de 41 ans qui la prend pour maitresse délaissant ainsi Madame de Montespan, jusque là sa favorite. Après la perte d’un fils mort-né, la beauté de la duchesse se fane et le Roi s’en détourne, elle sera emportée à l’âge de 19 ans par la tuberculose en plein contexte de l’Affaire des Poisons. On aura supposé un temps qu’elle fut victime d’un assassinat commandité par Madame de Montespan, alors en pleine disgrâce.

On retiendra d’elle ce mot railleur du temps : « La duchesse de Fontanges est belle comme un ange et sotte comme un panier ».

Nous avons collaboré pour cette photographie avec la maison Bernardaud avec cette fabuleuse assiette Roseraie. C’est une immense fierté de nous associer à une maison historique qui produit de telles splendeurs. Existant sous le nom de Bernardaud (pour Léonard Bernardaud) depuis 1900, la maison est une affaire familiale depuis six générations (et jusqu’à aujourd’hui) et une entreprise du « patrimoine vivant ». C’est un terme, une expression, que nous aimons beaucoup, qui représente pour nous, ce qui devrait prédominer en France. Soit des entreprises qui continuent, dans l’idéal dans un principe de transmission, de valoriser et de faire exister les beaux savoir-faire qui font la fierté et la gloire de la France.

1. Préparation du potage Fontanges

Écosser et peser les petits pois. Porter une casserole d’eau fortement salée à ébullition, cuire les cosses à l’anglaise pendant quatre minutes puis les pois pendant trente secondes. Les rafraîchir dans une glaçante, réserver environ 50 grammes à part du reste et les peler.

Faire chauffer 25 grammes de beurre dans une cocotte en fonte, tailler la laitue en julienne et la faire tomber. Ajouter les 150 grammes de petits pois cuits et laisser suer doucement. Ajouter le sucre puis le bouillon froid. Porter rapidement à frémissement et laisser cuire huit minutes ou jusqu’à ce que les pois s’écrasent sans résister entre le pouce et l’index.

Ajouter les cosses puis mixer longuement et finement ce potage jusqu’à l’obtention d’une consistance lisse et soyeuse. La teinte doit être d’un beau vert tendre. Tamiser cette préparation et la tenir chaude.

2. Finitions et dressage

Faire chauffer le beurre restant dans une russe, ajouter les pois pelés et les cuire une minute pour les lustrer.

Ciseler le plus finement possible l’oseille et les feuilles de cerfeuil.

Monter la crème vivement au fouet, ajouter les herbes, les petits pois, le poivre fraîchement moulu et la crème au potage, mélanger brièvement et délicatement une dernière fois et servir ce potage marbré. Terminé par un filet d’huile d’olive, déguster chaud ou légèrement tiède ce délice du printemps.

Potage Fontanges © Renards Gourmets
La duchesse de Fontanges, gravure par Nicolas Larmessin (1687) - Bibliothèque nationale de France
Potage Fontanges © Renards Gourmets

Petit gâteau de sandre au caviar

Petit gâteau de sandre au caviar

Gâteau de sandre au caviar © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : cher
+/- 2 heures
 
Ingrédients :
 
Pour le petit gâteau

150 g de filet de sandre sans arrête et sans peau
5 g de sel
un œuf entier
15 cl de crème
poivre blanc de Penja
noix de muscade
beurre
 
Pour les épinards

une botte de jeunes épinards
une ciboule
2 brins de persil
une petite gousse d’ail

beurre
poivre blanc et sel
gros sel

Pour le beurre blanc

une échalote
5 cl de vin blanc sec
2,5 cl de fumet de poisson

1/2 c.a.s de vinaigre de riz blanc
une c.a.s de crème liquide
un grain de poivre long
100 g de beurre
une pincée de sel

Pour les finitions

50 g de caviar impérial Daurenki
ciboulette

On trouve cette entrée sous de nombreux noms dans la gastronomie française. Mousseline, petit gâteau ou même dariole (avec inexactitude). Ces gâteaux peuvent être réalisés avec différents poissons de rivière ou de mer (sandre, brochet, merlan) et peuvent être garnis de légumes, d’un ragoût de coquillages et de crustacés ou encore de cuisses de grenouilles comme à Illhaeusern. Nous l’aimons avec des épinards fortement relevés en ciboule et en ail pour contraster avec la douceur du poisson et une généreuse quenelle de caviar dont le goût unique apportera relief et richesse à la composition.

A déguster avec un excellent Riesling.

Pour la réalisation de cette recette nous avons eu la chance de collaborer avec deux maisons prestigieuses. Petrossian pour son caviar Daurenki tsar Impérial.Un caviar ferme aux saveurs douces et persistantes avec un goût beurré.

Nous avons aussi collaboré pour cette photographie avec la maison Bernardaud avec cette fabuleuse assiette Aux Rois or. Il faut se faire à l’idée du raffinement et de la beauté de ces motifs, inspirés des boiseries du plafond du Château de Fontainebleau. C’est une immense fierté, de nouveau, de nous associer à une maison historique qui produit de telles splendeurs. Existant sous le nom de Bernardaud (pour Léonard Bernardaud) depuis 1900, la maison est une affaire familiale depuis six générations (et jusqu’à aujourd’hui) et une entreprise du « patrimoine vivant ». C’est un terme, une expression, que nous aimons beaucoup, qui représente pour nous, ce qui devrait prédominer en France. Soit des entreprises qui continuent, dans l’idéal dans un principe de transmission, de valoriser et de faire exister les beaux savoir-faire qui font la fierté et la gloire de la France.

1. Préparation du petit gâteau de sandre

Détailler la chair de poisson en cubes, disposer dans un mixer avec la moitié du sel et mixer par à-coups. Ajouter l’œuf et le sel restant et mixer encore. Incorporer enfin la crème en trois fois en rabattant la masse avec une maryse à chaque fois. La consistance doit être lisse et homogène. Passer au tamis fin puis ajouter une prise de poivre fraîchement moulu et une râpée de noix de muscade. Transférer dans une poche munie d’une douille et réserver au réfrigérateur.

2. Préparation des épinards

Laver et équeuter les épinards, les faire blanchir une minute dans une casserole d’eau bouillante fortement salée. Les rafraîchir dans l’eau glacée puis les faire égoutter parfaitement. Ciseler et réserver.

Faire chauffer une noix de beurre dans un sautoir, lui donner une teinte de havane. Émincer très finement la ciboule et la faire tomber au beurre. Ajouter l’ail dégermé réduit en purée, laisser suer un instant et incorporer les épinards. Donner un tour pour les laisser prendre le beurre. Ajouter le sel, le poivre fraîchement moulu et débarrasser sur une plaque. Effeuiller le persil et le ciseler le plus finement possible, l’incorporer et réserver.

3. Montage des petits gâteaux

Beurrer deux moules à soufflé, remplir le fond et les bords avec la préparation à base de sandre. Garnir l’intérieur avec les épinards bien froids puis masquer avec le restant de farce. Laisser et disposer dans une plaque aussi haute que les moules.

Préchauffer le four à 180°C et faire bouillir une casserole d’eau.

Verser l’eau dans le plat pour faire cuire les gâteaux au bain-marie. Abaisser la température du four à 150°C. Couvrir le plat d’une feuille de papier aluminium et enfourner une vingtaine de minutes.

4. Préparation du beurre blanc

Ciseler très finement l’échalote, la placer dans une casserole avec le vin, le fumet, le vinaigre et le poivre concassé. Porter à ébullition et laisser réduire jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une cuillère à soupe. Ajouter la crème, donner une ébullition puis incorporer le beurre froid taillé en petites cubes progressivement en utilisant un fouet. Saler légèrement et passer au chinois en foulant. Réserver le beurre blanc au chaud sans faire bouillir.

5. Finitions et dressage

Sortir les gâteaux du four qui doivent être tremblotants, passer la lame d’un couteau tout autour puis les retourner directement dans les assiettes de service. Ciseler très finement la ciboulette, l’ajouter au beurre blanc et masquer les gâteaux de sauce. Terminer par une généreuse quenelle de caviar posée sur la composition. Déguster bien chaud avec un très bon riesling.

Gâteau de sandre au caviar © Renards Gourmets
Gâteau de sandre au caviar © Renards Gourmets

Ravioles du Dauphiné au beurre de vin jaune

Ravioles du Dauphiné au beurre de vin jaune

Ravioles du Dauphiné © Renards Gourmets
5 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 2 heures
+ une nuit de repos
 
Ingrédients :
 
Pour la farce

150 g de vieux comté
150 g de fromage frais de vache
1/4 de botte de persil plat
30 g de beurre
un jaune d’œuf
poivre blanc du Penja
sel
 
Pour la pâte

70 g de farine type 00
70 g de semoule extra-fine
100 g de jaunes d’œufs
5 g d’huile d’olive

Pour les finitions


2 l de bouillon de poule

100 g de beurre

25 cl de vin jaune
poivre blanc du Penja
1/4 de botte de ciboulette
50 g de vieux comté

L’origine des ravioles du Dauphiné ou de Romans-sur-Isère remonte au XIIIe siècle. Autrefois farcies de légumes, de raves qui donnent probablement le nom de ravioles, elles sont typiques de la période du Carême. La farce caractéristique à base de fromage semble s’être imposée au cours du XIXe siècle et à partir du développement industriel des machines à pâtes, ces ravioles vont quitter les frontières du Dauphiné et se diffuser partout en France. La méthode de fabrication traditionnelle se perdant, nous tenions à réaliser cette recette à la main comme autrefois. Nous avons ajouté du vin jaune à la sauce plutôt que du blanc afin de sublimer le goût unique du comté.

Ces ravioles peuvent être réalisées à l’avance et stockées au congélateur. On peut également les fabriquer à l’aide d’un moule et d’une poche à douille pour plus de facilité.

1. Préparation de la farce

Faire fondre le beurre dans une casserole, lui donner une couleur noisette. Laver, sécher et effeuiller le persil, le ciseler le plus finement possible et le faire frire une petite minute dans le beurre.

Râper le comté, le mixer avec le fromage frais et le jaune d’œuf jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. Ajouter le beurre tempéré, une grosse prise de poivre fraîchement moulu et une petite pincée de sel. Mélanger avec une maryse, filmer au contact et réserver toute une nuit au réfrigérateur.

2. Préparation de la pâte

Combiner la farine et la semoule dans une jatte, former un puits, ajouter les jaunes d’œufs et l’huile. Mélanger à la main jusqu’à l’obtention d’une boule, travailler une quinzaine de minutes sur une planche en bois jusqu’à ce que la pâte soit très lisse, souple et homogène. Filmer au contact et réserver une nuit au frais.

3. Préparation des ravioles

Couper la pâte en tranches et abaisser chaque morceau le plus finement possible à l’aide d’un laminoir en repliant la pâte les premières fois pour lui donner du corps. Travailler un morceau à la fois en conservant les autres sous un film afin qu’il ne sèchent pas. Garnir chaque feuille sur une moitié avec des boulettes de farce, 24 boulettes par feuille puis replier la pâte en chassant l’air pour les enfermer. Pincer fermement entre chaque raviole puis découper les rectangles avec une roulette dentelée. Passer délicatement la roulette entre les ravioles pour les pré-découper. Chaque rectangle doit mesurer environ 10 x 7 cm. Les laisser reposer sur une planche légèrement farinée et procéder jusqu’à épuisement des ingrédients.

4. Finitions et dressage

Porter le bouillon de poule à frémissement dans une grande casserole.

Faire chauffer le beurre dans un sautoir, le rendre noisette puis ajouter le vin, porter à ébullition et faire réduire jusqu’à l’obtention d’une consistance sirupeuse.

Plonger les ravioles dans le bouillon et laisser cuire moins d’une minute. Ajouter une petite louche de bouillon dans la sauce et mélanger vivement pour provoquer une émulsion. Transférer les ravioles avec une écumoire, mélanger pour les enrober de sauce. Éteindre le feu, ajouter un peu de comté râpé, le poivre et mélanger délicatement. Servir une  à deux feuilles par assiette, napper généreusement de sauce, terminer par un peu de comté râpé et de ciboulette finement ciselée. Déguster bien chaud.

Ravioles du Dauphiné © Renards Gourmets
Ravioles du Dauphiné © Renards Gourmets
Ravioles du Dauphiné © Renards Gourmets

Chou farci de sanglier, sauce aux prunes

Chou farci de sanglier, dos frotté au poivre sauvage, sauce aux prunes

Chou farci de sanglier © Renards Gourmets
4 personnes
difficulté : moyen
coût : moyen
+/- 5 heures
+ une nuit de repos
 
Ingrédients :
 
Pour le chou farci

une paire de saucisses de sanglier
un chou de Milan
5 baies de myrte
5 cl de jus de sanglier
un œuf entier
beurre
gros sel
sel et poivre
 
Pour le dos de sanglier

un filet de sanglier
poivre sauvage Voatsiperifery rouge
sel
beurre
huile d’olive

Pour la sauce aux prunes

25 g de miel d’arbousier
2,5 cl de vinaigre de prune
2,5 cl de jus d’orange pressée
5 cl de porto
5 cl de vin rouge
5 cl de jus de sanglier
3 grains de poivre Voatsiperifery rouge
un pruneau
beurre

La recette des saucisses de sanglier employée dans la farce est disponible ici sur notre site. On peut également élaborer une farce identique pour réaliser cette recette.

Cette recette est réalisée en collaboration avec InterProchasse pour le site Je Cuisine du Gibier. Retrouvez-y de nombreuses idées sur la façon d’accommoder ces viandes qui possèdent d’exceptionnelles qualités gustatives et nutritionnelles.

1. Préparation du chou farci

Effeuiller le chou, porter une casserole d’eau fortement salée à ébullition et faire blanchir une dizaine de feuilles pendant cinq minutes. Rafraîchir immédiatement dans une glaçante, faire égoutter et faire sécher sur des linges. Retirer les côtes à l’aide d’un couteau d’office. Réserver les quatre plus belles feuilles pour le montage du chou et ciseler finement les autres.

Faire chauffer une noix de beurre dans un sautoir, ajouter les feuilles ciselées et bien les enrober. Ajouter les baies de myrte écrasées, couvrir et laisser étuver une quinzaine de minutes. Ajouter le jus de sanglier, poivrer généreusement et corriger l’assaisonnement si nécessaire. Débarrasser sur une plaque et faire refroidir complétement.

Retirer les saucisses de leurs boyaux, les émietter et les mêler à la préparation à base de chou. Ajouter l’œuf battu et mélanger intimement.

Placer un cercle à pâtisserie sur une plaque chemisée de papier sulfurisé. Foncer le moule avec deux feuilles de chou en conservant un débord. Garnir de farce puis couvrir avec les feuilles restantes en les glissant sous les précédentes pour emprisonner la farce. Emballer dans un sac de cuisson sous-vide et faire cuire pendant quatre heures à 73,5°C.

Laisser tiédir sous une petite presse puis réserver toute une nuit au réfrigérateur.

2. Préparation de la sauce aux prunes

Faire caraméliser le miel à sec dans une casserole, déglacer avec le vinaigre et faire réduire de deux tiers. Ajouter le jus d’orange et faire réduire aux trois quarts. Ajouter enfin le porto, le vin, le jus de sanglier, les grains de poivre et le pruneau dénoyauté et haché. Porter à frémissement et laisser mijoter une vingtaine de minutes. Chinoiser en foulant, réduire à consistance et lier si nécessaire après avoir vérifier l’assaisonnement.

3. Préparation du filet de sanglier

Saler et poivrer généreusement le filet, l’emballer dans du film alimentaire supportant la cuisson, le mettre sous-vide et le faire cuire au bain-marie pendant cinquante minutes à 60°C. L’essuyer parfaitement, le ficeler pour maintenir sa forme.

4. Finitions et dressage

Préchauffer le four à 180°C. Beurrer le cercle du chou farci et déposer dessus quelques lamelles de beurre. Enfourner une vingtaine de minutes pour le réchauffer.

Glacer le chou à la sortie du four avec un peu de sauce chaude.

Chauffer un sautoir, ajouter un filet d’huile et faire colorer le filet sur toutes les faces. Baisser la température, ajouter du beurre et l’arroser continuellement jusqu’à ce qu’il soit bien coloré. Le filet de sanglier ne nécessite pas de temps de repos.

Disposer le chou dans un plat de service, la sauce montée avec une noisette de beurre en saucière. Déposer le filet sur du papier absorbant quelques secondes pour éliminer la matière grasse en surplus. Le trancher en bouchées, disposer deux médaillons par assiette. Servir une part de chou et la sauce devant les convives, déguster bien chaud.

Chou farci de sanglier © Renards Gourmets
Chou farci de sanglier © Renards Gourmets
Chou farci de sanglier © Renards Gourmets
Chou farci de sanglier © Renards Gourmets

Sarcelle d’hiver rôtie, scorsonères aux noix

Sarcelle d'hiver rôtie aux dattes, scorsonères croustillantes aux noix

Sarcelle © Renards Gourmets
2 personnes
difficulté : moyen
coût : bon marché
+/- 3 heures
 
Ingrédients :
 
une belle sarcelle d’hiver
 
Pour la sauce

huile de pépins de raisin
beurre
une échalote grise
une gousse d’ail
5 grains de poivre Voatsiperifery
un bâtonnet de fenouil séché
2,5 cl de vinaigre de dattes
2,5 cl de fine champagne
10 cl de bouillon de volaille
25 cl de jus de gibier à plumes

sel et poivre
vinaigre de dattes
beurre
 
Pour la garniture

3 scorsonères
une c.a.c d’acide ascorbique (ou jus de citron)
gros sel

25 g de beurre
2,5 cl de vin jaune du Jura
une c.a.c de sucre
10 cl de bouillon de volaille

un œuf
chapelure de pain

 
Pour les finitions
 
huile de pépins de raisin
beurre
un radicchio tardivo (ou endive rouge)
huile de noix
vinaigre de dattes
sel et poivre

La sarcelle d’hiver est un superbe gibier d’eau très apprécié des sauvaginiers , son goût fin et légèrement gras est unique en son genre et fait de ce superbe oiseau un mets de choix. C’est le plus petit anatidé d’Europe et sa taille se rapproche plus de celle d’une palombe que de celle d’un canard. Nous l’aimons rôtie entière ou accompagnée simplement d’une petite garniture de saison et d’une sauce salmis. Le goût des noix et des dattes se marie parfaitement avec celui de la sarcelle.

Nous aimons travailler avec des produits de qualité et savoureux et pour ce plat nous avons choisi le vinaigre de l‘Huilerie Beaujolaise dont le savoir-faire et la préservation des qualités de chaque fruit utilisé est remarquable. Nous vous laissons imaginer son parfum et son goût intense et raffiné.

1. Préparation de la sarcelle

Plumer, bucler et vider la sarcelle, conserver son cœur et son foie. Lever le coffre et concasser tout le reste de la carcasse en petits morceaux.

2. Préparation de la sauce salmis

Faire chauffer un filet d’huile dans une cocotte, ajouter les morceaux de carcasse et laisser vivement colorer. Ajouter une grosse noix de beurre, laisser mousser et faire cuire jusqu’à ce que l’ensemble soit d’un beau blond doré. Ajouter l’échalote émincée, la gousse d’ail en chemise, les grains de poivre et le fenouil séché. Laisser suer puis dégraisser parfaitement la cocotte. Remettre tous les éléments et mouiller avec le vinaigre de dattes. Laisser réduire à l’état de glace puis mouiller avec la fine champagne et laisser réduire à glace. Mouiller en trois fois avec le bouillon de volaille en faisant réduire à chaque étape puis mouiller à hauteur avec le jus de gibier. Porter à frémissement, écumer parfaitement et laisser mijoter une paire d’heures à feu très doux. Réduire en pommade le cœur et le foie, les ajouter et prolonger la cuisson d’une vingtaine de minutes. Chinoiser en foulant et transférer dans une russe. Corriger l’assaisonnement en ajoutant sel, poivre et un trait de vinaigre de datte. La sauce doit être sombre et onctueuse. Tenir chaud.

3. Préparation des scorsonères

Préparer un bol d’eau fraiche avec l’acide ascorbique dilué. Peler les scorsonères avec des gants, les tailler en tronçons et les réserver dans l’eau acidifiée. Faire égoutter puis blanchir une paire de minutes dans une casserole d’eau bouillante fortement salée. Rafraîchir immédiatement dans de la glace puis faire égoutter.

Placer les scorsonères dans un sautoir avec le beurre, le vin jaune, le sucre et le bouillon. Porter à frémissement, ajouter une feuille de papier parcheminé percée en son centre et laisser cuire sur feu moyen jusqu’à réduction complète. Les scorsonères doivent être bien enrobées. Les refroidir sur une plaque posée sur de la glace.

Préparer un bac contenant de l’œuf battu et un second contenant de la chapelure de pain râpé. Passer les tronçons dans l’œuf puis dans la

chapelure et renouveler cette opération une seconde fois. Réserver sur une grille.

Chauffer l’huile de friture à 180°C et faire dorer les tronçons de scorsonères. Les faire égoutter sur du papier absorbant et réserver dans un four préchauffé à 60°C.

4. Cuisson de la sarcelle

Chambrer le coffre une vingtaine de minutes à température de la cuisine. Saler l’intérieur et l’extérieur. Chauffer un sautoir vivement, ajouter un trait d’huile et faire colorer côté peau. Tourner le coffre, baisser le feu, ajouter une noix de beurre, le laisser mousser en jouant avec la température et arroser continuellement une paire de minutes puis enfourner dans un four préchauffé à 210°C et laisser cuire quatre à cinq minutes ou jusqu’à ce que la température à cœur atteigne 57°C. Laisser reposer une dizaine de minutes sur une plaque chaude la partie la plus charnue vers le bas.

5. Finitions et dressage

Lever quelques côtes de radicchio, les assaisonner d’huile de noix et de vinaigre de datte. Saler et poivrer puis réserver. Disposer les tronçons de scorsonères dans les assiettes, ajouter les côtes de salade puis lever le coffre de sarcelle en le manchonnant,  faire égoutter les filets sur du papier absorbant et disposer dans les assiettes, terminer par la sauce en la montant avec une noisette de beurre très froid. Déguster bien chaud.

Sarcelle © Renards Gourmets
Sarcelle © Renards Gourmets
Sarcelle © Renards Gourmets